L'anti islamisme, qui se sert de tous les moyens possibles, à compter l'art avec la production de films, de pièces de théâtre ou de caricatures, est parfois impliqué dans des querelles ou des règlements de compte politiques, comme c'est le cas en Hollande, avec la production du film du député d'extrême droite ou du retirage des caricatures au Danemark.
Les déclarations, remplies de préjugés, des intellectuels occidentaux, sur l'islam, qui dénoncent leur totale ignorance du contenu de ce livre sacré, et même leur ignorance des enseignements de l'évangile et de la bible, ont encouragé l'islamophobie et les atteintes aux valeurs sacrées de l'islam.
Geert Wilders, chef du parti d'extrême droite hollandais, réputé pour ses déclarations insultantes envers les musulmans, a déjà abusé de sa place de député en prétextant la liberté d'expression, pour émettre des avis haineux en 2004, contre les musulmans dont il exigeait l'exclusion s'ils se refusaient à déchirer le saint Coran!
A plusieurs reprises, il a annoncé le "danger" de l'extension de l'islam en Europe et particulièrement en Hollande, une extension qu'il a comparée à un "Tsunami islamique".
Déclarant que l'apparition des démocraties islamiques en Occident était un malheur pour les pays européens et l'Humanité, il a aussi proféré que la crise en Irak, le viol des droits de l'homme en Iran et les peines de mort en Arabie saoudite, résultaient directement des enseignements du saint Coran, et a même conseillé aux musulmans de réviser les principes coraniques pour pouvoir résoudre les crises du Moyen Orient.
Annonçant son dernier "chef d'œuvre cinématographique", destiné à "montrer aux Hollandais le caractère extrémiste de l'islam", il a déclaré qu'il avait l'intention de montrer "l'aspect fasciste" du saint Coran qu'il considérait comme le responsable des attentats terroristes et des crimes, et de le déchirer ou de le brûler en public. Le saint Coran et l'islam sont selon lui, "les plus grands malheurs" de l'Humanité et "les sources de la corruption" dans le monde, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il a choisi "Corruption" comme titre pour son film.
Malgré la condamnation de cette propagande islamophobe, de la part des associations internationales et islamiques, et les vives inquiétudes soulevées par la projection de ce film, spécialement en Hollande, Wilders s'est annoncé tout à fait convaincu par ce projet et décidé à projeter son film, et à ne pas céder aux pressions.
Le président de l'Association des Marocains résidants en Hollande, les différents ministères, les tribunaux, les spécialistes du terrorisme du bureau des relations internationales hollandais, les intellectuels musulmans hollandais comme Farhad Golyardi, Feysal Mirza, Faranak Sedighi, Taregh Shadid et certains parlementaires, politiciens, écrivains et journalistes hollandais, ont condamné Wilders et ce film, contraire aux lois hollandaises, et ont souligné les conséquences négatives de ce genre de propagande, signalant qu'il fallait faire une différence entre la liberté d'expression et le racisme.
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