
Trump a déclaré dans la nuit de ce mardi au mercredi, 8 avril, dans un message publié sur son réseau Truth Social : « À la suite de discussions avec Shehbaz Sharif, Premier ministre du Pakistan, ainsi qu’avec le commandant en chef de l’armée pakistanaise, qui m’ont demandé de suspendre la force destructrice prévue pour ce soir contre l’Iran, et à condition que la République islamique d’Iran accepte la réouverture complète, immédiate et sûre du détroit d’Ormuz, j’accepte de suspendre les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines. Ce sera un cessez‑le‑feu bilatéral. »
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a écrit ce mardi, 7 avril, heure locale, sur le réseau X : « Les efforts diplomatiques visant à résoudre pacifiquement la guerre en cours au Moyen‑Orient progressent de manière constante, forte et déterminée, et ils ont la capacité de produire des résultats substantiels dans un avenir proche. »
Sharif a ajouté : « Afin de permettre à la diplomatie de suivre son cours, je demande sincèrement au président Trump de prolonger le délai de deux semaines. Le Pakistan demande également, de tout cœur, à ses frères iraniens d’ouvrir le détroit d’Ormuz pendant deux semaines comme signe de bonne volonté. Nous demandons aussi à toutes les parties impliquées de respecter un cessez‑le‑feu partout pendant deux semaines afin que la diplomatie puisse aboutir à la fin définitive de la guerre, dans l’intérêt de la paix et de la stabilité à long terme dans la région. »
Mardi également, le président américain a répété ses allégations controversées contre l’Iran, évoquant « la fin d’une civilisation » et de profonds changements dans le pays, et qualifiant les développements à venir d’« importants ».
Dans sa première allocution adressée aux Américains un mois après le début de cette guerre imposée qualifiée d’injustifiée, Trump a également repris les allégations et fanfaronades des semaines précédentes, affirmant avoir ramené l’Iran à « l’âge de pierre ». Dans le même temps, il a évoqué la possibilité de négociations et d’un accord avec Téhéran, bien qu’il ait déjà ordonné deux attaques en plein pourparlers.
Le président américain, qui avait auparavant minimisé les conséquences économiques d’une guerre contre l’Iran — notamment concernant le détroit d’Ormuz — menace désormais l’Iran par des mots insultants et violents, cherchant ainsi une issue pour lui‑même et pour l’économie mondiale face aux risques engendrés par ce conflit.
Après deux semaines d’examens approfondis, la République islamique d’Iran a transmis au Pakistan sa réponse et ses conditions à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre.
Dans ce paquet de réponse, composée de dix points, l’Iran — au regard de ses expériences passées — rejette l’idée d’un simple cessez‑le‑feu et insiste sur la nécessité de mettre fin définitivement à la guerre, tout en respectant ses propres exigences.
Cette réponse comprend un ensemble de demandes iraniennes, notamment la fin des affrontements dans la région, l’établissement d’un protocole pour une circulation sûre dans le détroit d’Ormuz, la reconstruction et la levée des sanctions.
L’attaque militaire conjointe des États‑Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran — au cours de laquelle l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, Leader de la Révolution islamique, a été tué en martyr — a débuté le 28 février 2026, alors que des négociations indirectes entre l’Iran et les États‑Unis, sous médiation de certains pays de la région, étaient en cours.
La République islamique d’Iran, invoquant son droit à la légitime défense, a également ciblé en riposte à l'agression, des positions militaires et sécuritaires israéliennes dans différentes villes de la Palestine occupée, ainsi que des bases et centres de déploiement des forces américaines dans la région, au moyen d’attaques de missiles, de drones et d’opérations aériennes.
irna