Les ressources de la BID sont sous-utilisées par l’Afrique, selon un responsable

11:34 - March 10, 2008
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Dakar(IQNA)- Les programmes de financement de la Banque Islamique de Développement (BID) « sont sous utilisés par les Africains », a affirmé samedi à APA le Directeur intérimaire du bureau des sciences et technologies de cette institution financière.
Pour M. Mouhamed Ali Touré, un programme destiné à faire revenir des expatriés, « est resté sans demandeur depuis deux ans », se désolant que l’Afrique ne se démarque pas de l’assistanat.
Il a déploré le manque de communication de la communauté scientifique et la faible maîtrise de « bons projets susceptibles d’être éligibles aux financements ».
M. Touré a expliqué à APA que la vision 1441 de l’Hégire, un document stratégique adopté lors du 10ème sommet de l’OCI en Malaisie, indique aux Africains les performances à atteindre d’ici 2020, date correspondant à l’an 1441.
L’une des propositions majeures de ce document, était le fonds islamique pour les sciences et technologies d’un montant de 500 millions de dollars.
La proposition de ce fonds alors rejetée pour des raisons politiques, dit-il, a été maintenue pour cette 11ème édition mais avec les préalables comme un pourcentage acceptable de nombre de chercheurs, des innovations, des objectifs chiffrés de connaissance scientifiques mais aussi la communication des chercheurs et institutions.
La stratégie de l’OCI, depuis 10 à 15 ans, est « d’aider les pays à se prendre en charge tout en finançant gratuitement les renforcements de capacités ».
Pour le ministre sénégalais des biocarburants, des énergies renouvelables et de la recherche scientifique, Christian Sina Diatta, lors du sommet, « les chefs d’Etat devraient réexprimer la volonté fondamentale des sciences de donner un cadre de vie agréable aux hommes de foi ».
Pour ce qui concerne la science dans la vision 1441, les chefs d’Etat ont déjà traduit, à travers l’OCI, Comstech et la BID, « la prise en compte de son actualisation par les fora scientifiques », a expliqué le ministre à APA.
Des mégaprojets dans le domaine des satellites, de la construction aéronautique, de l’industrie automobile ou de la biopharmacie seront pris en compte dans la résolution proposée par les scientifiques aux chefs d’Etat.
Le sommet de Dakar prend en compte les difficultés des institutions africaines « à formuler des projets concrets éligibles aux financements » mais tout sera fait pour que l’Afrique profite de la priorité qui lui est accordée dans le prochain plan quinquennal, rassure le ministre.
Il a annoncé le financement pour 1 million de dollar par la BID, d’un projet de production d’électricité par les ordures à Dakar et ses environs et un autre dans le domaine des énergies renouvelables qui est en voie de concrétisation avec la même banque et le soutien de l’Arabie saoudite.
Pour le ministre, après le sommet, « le Sénégal qui va assurer la présidence de l’OCI, sera le serviteur de l’Afrique » pour le développement par les sciences et les technologies. Le bien-être social en sera l’objectif fondamental, dit-il.
Le sommet de l’OCI du 13 au 14 mars 2008, réunit près de 60 pays de la Oummah islamique au Sénégal avec plus de 5000 participants.
Source: APA
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