L’OCI, déjà à son premier quart de siècle d’existence, était appelée à faire le bilan à l’occasion de ce sommet tenu sous le signe de la fraternité et de la renaissance.
La déclaration de Casablanca, approuvée par les 49 pays membres, n’a pas manqué de mettre en exergue la contribution apportée au cours de ses 25 années d’existence par l’Organisation à la cause de la solidarité et de la coopération islamiques.
Le sommet a reconnu que les profonds changements qui interviennent dans le monde, notamment la tendance à la mondialisation de l’économie et l’émergence de regroupements économiques régionaux «constituent une émulation en vue de sauvegarder les intérêts de la Oummah islamique en renforçant la coopération et l’action commune en son sein ». Le septième sommet soulignait « la nécessité impérieuse de tenir compte des réalisations antérieures de l’organisation et de réexaminer ses aptitudes réelles à relever les défis, afin de renforcer les performances et l’efficacité de l’Organisation ».
Sur le plan économique, la Conférence avait appelé les Etats Membres à promouvoir une « coopération économique et commerciale globale au profit des Etats islamiques » en stimulant les échanges et en éliminant les obstacles.
Tenu alors que le processus de paix au Proche-Orient vivait ses balbutiements après l’accord de Washington entre les Palestiniens et les Israéliens en septembre 1993, le sommet accueillait « avec satisfaction » cette dynamique.
Il en appelait à compléter les accords conclus par la réalisation de progrès substantiels sur les volets syrien et libanais en vue de l’instauration d’une paix juste et globale conformément au principe de « l’échange de la terre contre la paix ».
L’OCI a demandé d’assurer la protection, sur le plan international, du peuple palestinien dans les territoires occupés et de « mettre un terme à la politique de répression et de terrorisme pratiquée par Israël ».
La Conférence n’avait pas omis de réaffirmer la souveraineté de Bosnie-Herzégovine, dénonçant « l’agression continue des Serbes » et leur rejet du plan de paix.
En plus des questions politiques, le sommet de Casablanca a voulu être celui de la renaissance scientifique et économique.
La déclaration réaffirmait «le droit inaliénable de la Oummah islamique au développement, à l’acquisition et à l’utilisation de la science et de la technologie en vue de réaliser ses objectifs de progrès social, économique et culturel ».
L’OCI, au sommet de Casablanca, avait appelé les Etats Membres à renforcer leur coopération dans les domaines de la science et de la technologie à des fins pacifiques, notamment dans le cadre du Comité permanent pour la coopération scientifique et technologique.
Source: APA