La charte révisée de l’OCI probablement adoptée vendredi par le 11 ème Sommet

16:52 - March 14, 2008
Code de l'info: 1637324
Dakar(IQNA)- La charte de l’Organisation de la Conférence Islamique sera adoptée vendredi à Dakar, par les Souverains, Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OCI, a appris APA mercredi, de source digne de foi, un "très large consensus" ayant été obtenu après plusieurs jours d’après négociations entamées depuis le 18 février, par les hauts fonctionnaires.
Cinquante-six des 57 pays membres de l’Organisation se sont accordés sur un projet qui comporte une quarantaine d’articles, selon la même source, qui précise qu’un seul point faisait l’objet, jeudi encore, de discussions entre les délégations.
Ce point introduit «au dernier moment » par un membre de l’Organisation, aurait contribué à retarder les travaux, depuis la semaine dernière.
Le pays en question voudrait introduire dans la charte révisée de l’OCI, le point 7 de l’article 2 de la Charte des Nations Unies, mais « en faisant une lecture sélective ».
Cet article concerne l’attitude à tenir face aux affaires intérieures d’un Etat membre.
Le pays de l’OCI qui veut l’inscrire dans la nouvelle charte de l’Organisation se serait « abstenu de tenir compte », dans sa rédaction, des exceptions prévues par la charte des Nations Unies, en son chapitre VII.
« Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un Etat ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte ; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII ».» (article 2, point 7).
De source proche des travaux ministériels, on indique que le blocage découlerait du refus de reproduire la partie : « toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII ».
Ce bout de phrase et le chapitre auquel il renvoie, prévoit les cas où le Conseil de sécurité peut être saisi d’une question ayant trait au génocide, « menace à la paix internationale » etc.
Des experts ayant participé aux travaux des 18, 19 et 20 février, puis les 8 et 9 mars 2008, font observer que l’attitude du président de la réunion des hauts fonctionnaires n’est pas étrangère à la prolongation des discussions.
Ce président aurait décidé que « par souci d’élégance » et parce que son pays abrite le Sommet, « il ne voulait pas isoler un membre sur 57 ».
Le ministre sénégalais des Affaires étrangères se serait également montré « plutôt conciliant ».
Les mêmes sources sont convaincues qu’il y’aura évolution vendredi, avant la clôture du Sommet, « puisque le président Wade a déjà rencontré son homologue » auteur du point à l’origine du blocage. Ce dernier pourrait proposer une nouvelle rédaction.
Source: APA
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