Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement, Bacar Dia, a rencontré la presse hier pour tirer un premier bilan du sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique(OCI). Il a noté que parler d’échec n’est que de « l’agitation médiatique », se demandant quel intérêt les gens ont à ce qu’une question « d’intérêt national échoue ». Pour lui, cet argument n’est que le fait des « marginaux » puisque toute la population s’est mobilisée et a accompagné le chef de l’Etat. Il cite ce qu’il appelle les « critères objectifs » qui fondent son argument sur le succès du sommet.
Il s’agit, d’abord de « l’adoption à l’unanimité de la Charte révisée datant de 1972 et qui comporte aujourd’hui 39 articles qui interpellent la Ummah sur des questions comme celles liées à la pauvreté », pour répondre aux exigences des temps modernes et prendre en compte les aspirations naturelles des populations au bien-être.
« Cela est le résultat d’un travail titanesque effectué par le chef de l’Etat qui, au cours du sommet, a fait accepter à tous que la pauvreté est en réalité un bouquet de manques et non quelque chose qui se définit en termes de dollars par tête d’habitant », dit le ministre de l’Information.
A cet élément fondamental s’ajoutent la décision du partage du savoir, la fixation d’un objectif au Fonds de solidarité islamique, la question de la Zakat qui doit servir à financer le développement et surtout le règlement de la question palestinienne, à travers un dialogue franc et constructif sans préalables.
Le sommet a aussi été sanctionné par l’appel aux investisseurs en faveur de l’Afrique, la participation massive de souverains et chefs d’Etat et de gouvernement qui ont fait des témoignages sur la réussite du sommet. Le ministre cite le cas du président du Bénin, Yayi Boni « qui a visité les chantiers », du Premier ministre Guillaume Soro de la Côte d’Ivoire et du Secrétaire général de l’OCI. Selon lui, le sommet a également permis au pays de bénéficier d’infrastructures de dernière génération.
Source: lesoleil