Une formation des Imams et prédicateurs pour des messages adaptés à la mosquée

12:21 - March 21, 2008
Code de l'info: 1638574
Burkina Faso(IQNA)- Le 2ème séminaire de formation des imams de vendredi et prédicateurs s'est tenu récemment à Ouagadougou sous le thème "Message de la mosquée".
Nombre d'imams et de prédicateurs se perdent souvent au moment du sermon sur le message à transmettre dans l'enceinte de la mosquée.
C’est pour répondre à ces questions et à d'autres, la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF) a organisé à la grande mosquée de Ouagadougou un séminaire de formation des imams de vendredi et des prédicateurs venus des différentes mosquées des 30 secteurs de la capitale.
La formation, 2e du genre, a regroupé 300 participants. Durant 3 jours, ils ont suivi des exposés faits par des arabisants burkinabè sortis d'universités islamiques. Les exposés, suivis de questions, ont porté sur le statut de la mosquée en Islam, la gestion et l'entretien de la mosquée, le message à délivrer les vendredis, le licite et l'illicite à la mosquée, etc. A l'issue des 3 jours de formation, chaque participant a reçu une attestation au cours d'une cérémonie de clôture.
Pour le vice-président de la CMBF, El hadj Adama Sakandé, la formation a été initiée pour aider les imams de vendredi et les prédicateurs à faire le distinguo entre les messages à transmettre à la mosquée qui est une tribune pour s'adresser aux fidèles et ceux qui peuvent être délivrés en d'autres circonstances. Pour lui, la plupart de ces personnes, qui sont à leur manière des leaders d'opinion, ont été formées sur le tas et ne savent pas adapter les messages à l'air du temps. "Les fidèles veulent entendre un message actuel, en rapport avec leurs préoccupations, ce qu'ils vivent" a-t-il fait savoir.
De ce fait, les imams et les prêcheurs ne doivent pas se contenter de transmettre des messages contenus uniquement dans les livres religieux. Pour El hadj Sakandé, il y a eu un engouement pour la formation qui est tombée à pic au regard de l'intérêt manifesté par le public cible.
Ainsi, les participants devaient initialement être au nombre de 100 à 150 à raison de 3 personnes par secteur. Mais suite à la forte demande manifestée, le nombre a été porté à 300 à raison de 9 participants par mosquée de vendredi, a fait savoir le vice-président de la CMBF. Faute d'écoles de formation des imams, la Communauté compte bien utiliser les séminaires pour outiller ces derniers, selon El hadj Sakandé. Dans cette perspective, des formations in situ seront organisées dans les secteurs de Ouagadougou et dans les autres provinces où la demande serait également forte.
Source: IINA
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