"Je suis satisfait des réactions atténuées que nous avons reçues jusque-là du monde musulman", a dit Maxime Verhagen dans un communiqué. "Mais la rhétorique en cours dans certains pays démontre que nous devons rester vigilants."
Le court-métrage de Geert Wilders, dirigeant du Parti de la liberté, hostile à l'immigration, a été mis en ligne jeudi soir sur internet, suscitant de fortes condamnations dans le monde musulman.
L'Organisation de la Conférence Islamique(OCI), qui regroupe 57 pays, a estimé que la vidéo "avait pour unique but d'inciter et de provoquer des troubles et l'intolérance".
Lundi, une cinquantaine d'islamistes indonésiens se sont rassemblés devant l'ambassade des Pays-Bas à Djakarta, réclamant la mort de Wilders. A Téhéran, l'ambassadeur des Pays-Bas a été convoqué dimanche au ministère des Affaires étrangères qui a officiellement protesté contre ce film "insultant et antimusulman".
Les ambassadeurs d'Iran et d'Indonésie étaient au nombre des 26 diplomates avec lesquels Maxime Verhagen s'est entretenu lundi. Le ministre néerlandais a souligné que le film de Wilders ne reflétait nullement les vues du gouvernement des Pays-Bas et a demandé à ce que des garanties soient prises pour protéger les intérêts néerlandais à l'étranger.
À Djakarta, le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a exhorté ses compatriotes à ne pas recourir à la violence pour protester, ajoutant que les dirigeants mondiaux ont la responsabilité morale de prendre des mesures pour empêcher la réalisation de tels films.
Il a aussi invité le gouvernement et le parlement néerlandais à empêcher la diffusion du film.
Des dizaines de policiers indonésiens équipés de deux canons à eau ne sont pas intervenus lors d'une manifestation d'une cinquantaine de membres du Front des défenseurs de l'islam devant l'ambassade des Pays-Bas.
Au cours de la manifestation, l'un des orateurs a prôné l'assassinat de Geert Wilders. Emma Thomasson, version française Henri-Pierre André et Nicole Dupont.
Source: lexpress