Un député sénégalais écrit au gouvernement néerlandais, au sujet de Fitna

8:58 - April 04, 2008
Code de l'info: 1639735
Dakar(IQNA)- Un des vice-présidents de l’Assemblée nationale du Sénégal, le député Abdou Latif Guèye (majorité), a déposé mardi à la chancellerie des Pays-Bas, à Dakar, une lettre de protestation contre « la provocation grossière et outrageante du député néerlandais d’extrême-droite Geert Wilders », proférée à l’endroit l’islam.
La lettre de M. Guèye, dont copie est parvenue à APA, est adressée au Premier ministre du Royaume des Pays-Bas, avec le message que « les musulmans, tous les hommes de foi, tous les citoyens épris de paix, ont été profondément choqués » par la diffusion du film « Fitna » injurieux et blasphématoire..
« Ce qui nous parait inacceptable, c’est l’attitude incompréhensible, à la limite de la complaisance, du Gouvernement néerlandais qui, certes condamne la diffusion du film incriminé, mais n’engage aucune action à l’encontre de ce citoyen néerlandais qui offense aussi outrageusement plus d’un milliard et demi d’êtres humains, s’indigne le parlementaire sénégalais.
« Plus grave, en soulignant dans votre déclaration solennelle du jeudi 27 Mars 2008 que « se sentir offensé ne doit jamais être une excuse pour l’agression ou la menace », vous semblez ne pas prendre la juste mesure de la colère des musulmans à travers le monde », précise M. Guèye, s’adressant au chef du gouvernement des Pays Bas.
Le film « Fitna» du député néerlandais, « objet de la colère » de la communauté musulmane, est considéré par le vice-président de l’Assemblée nationale sénégalaise, comme « une œuvre médiocre, sans aucun intérêt culturel, scientifique, encore moins académique, qui ne traduit que l’attardement intellectuel de notre collègue néerlandais ».
Selon Abdou Latif Guèye, par ailleurs président de l’ONG d’obédience islamique JAMRA, le document incriminé « ne mérite (…) en réalité que notre mépris le plus total », rejoignant le Chef de l’Etat sénégalais.
S’exprimant lors de la conférence de presse de clôture du 11e sommet de l’OCI, que son pays a abrité les 13 et 14 mars dernier, Me Abdoulaye Wade avait soutenu qu’il n’accordait « aucun crédit à une minorité d’extrême–droite.
Source: APA
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