Des représentants des communautés musulmane, juive et chrétienne se sont recueillis devant les tombes encore couvertes d'insultes anti-islam. Après le dépôt d'une gerbe de fleurs, les musulmans ont dit une prière aux morts, les paumes tournées vers le ciel.
« Des gens sont là pour nous diviser, des provocateurs, mais nous n'allons pas céder », a déclaré le vice-président du Conseil régional du culte musulman (CRCM), Abdelkader Aoussedj.
Mais pour effacer physiquement les traces, il faudra sans doute attendre la fin de semaine, le temps pour les enquêteurs de la gendarmerie de relever un maximum d'indices. Prélèvements de peinture, relevés ADN, analyse graphologique des inscriptions : « Toutes les pistes sont poursuivies », a affirmé le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi.
Selon lui, « l'enquête de flagrance prévue par les textes peut durer huit jours », et les enquêteurs se concentrent « évidemment » sur la piste « skinhead, néo-nazie, etc ».
De son côté, David Bardiaux, conservateur du musée du cimetière, a simplement indiqué avoir « l'impression que les auteurs étaient mieux organisés qu'il y a un an », lorsque 52 tombes avaient été vandalisées, car les dégradations sont cette fois plus « systématiques ».
Source: 20minutes.fr