Les trois suspects, âgés de 17 à 18 ans, ont été interpellés mardi soir et mercredi matin. Lors de leur garde à vue, ils ont reconnu être à l'origine des tags, racistes pour la plupart, apposés dans les nuits du 23 au 24 mars puis du 14 au 15 avril dans six villages d'Alsace centrale (Barr, Uttenheim, Zellwiller, Stotzheim, Andlau et Valff).
Domiciliés et scolarisés à Barr et dans sa région, inconnus des services de police, ils ont été déférés mercredi au Parquet de Colmar avant d'être mis en examen pour dégradations aggravées et provocation à la discrimination raciale.
Le procureur de la République de Colmar Pascal Schultz a par ailleurs requis à leur encontre un placement sous contrôle judiciaire.
"Leur idéologie n'est à mon sens que le fruit d'une bêtise profonde, d'un désoeuvrement certain et d'une inculture patente", notamment historique, "même si l'un d'entre eux a fait de cette pseudo-doctrine une religion", a indiqué M. Schultz lors d'un point presse, en soulignant encore l'absence de motivation politique réelle des suspects.
Le 15 avril, des bâtiments publics et privés des six communes bas-rhinoises avaient été découverts maculés de croix gammées, de symboles satanistes ou d'inscriptions à caractère raciste.
Les brigades de recherches d'Obernai et de Sélestat ainsi que la section de recherches (SR) de Strasbourg avaient été chargées de l'enquête.
Source: AFP