Derrière les portes (ouvertes) du centre islamique

16:13 - May 05, 2008
Code de l'info: 1649123
France(IQNA)- La ville de Rennes possède deux centres islamiques. Un premier au Blosne et un second à Villejean, ouvert depuis septembre 2006.
Un lieu de culte, pour la communauté musulmane, et de culture pour l'ensemble de la population rennaise. «Nous avons en effet un espace sacré pour les fidèles, explique Lakhdar Khlifi, vice-président du Centre Avicenne, et un autre ouvert à l'ensemble des citoyens, quelle que soit leur confession.»
En effet, le centre accueille une soixantaine de musulmans réunis pour les prières. Dans la grande salle réservée à cet effet, une entrée pour les femmes et une autre pour les hommes.
Les grandes fêtes musulmanes sont également l'occasion de se retrouver. L'Aïd el Fitr, juste après le Ramadan et la fête du sacrifice, l'Aïd el Kebir ou Aïd el Adha, attirent chacune près de 600 personnes chaque année au Centre Avicenne. «Et puis tous les soirs, pendant le Ramadan, le centre est ouvert à tous, musulmans ou non, et un grand repas est préparé.» La naissance du Prophète est également célébrée. «Pour nous, Mohamed est le dernier des Prophètes, qui nous a ramené l'Islam, mais nous croyons aussi en Jésus et en Moïse. Pour nous l'Islam est la continuité des autres religions.»
Et les autres religions, justement, ont toutes leur place au sein du centre Avicenne. Au même titre que les athées. Les conférences qui y sont très régulièrement organisées, par exemple, tendent à la plus large ouverture. «Sur le don du sang et des organes, par exemple, ou encore sur le thème L'Eau, une denrée à respecter.»
Prochainement, c'est de la santé des femmes dont on parlera au sein du Centre. Des conférences qui ont leur petit succès puisqu'elles réunissent le plus souvent près de 200 personnes, dont près de la moitié ne sont pas musulmanes.
Mais le centre culturel, c'est aussi, évidemment, un lieu de découverte de la culture musulmane. «Nous donnons des cours d'arabe et de civilisation à une soixantaine d'enfants. Il est vrai que la plupart d'entre eux possède au moins un parent maghrébin, explique Lakhdar Khlifi. Depuis peu, c'est aussi ouvert aux adultes.» A la bibliothèque, également disponibles pour tous, des ouvrages en français, en arabe ou en anglais, sur tous les sujets, allant de la BD à l'histoire de l'Islam, en passant par Le Livre pour les filles, tout de rose et de paillettes recouvert.
«Et puis il y a les visites, que nous organisons six à sept fois par semaine, pour les particuliers ou les groupes scolaires.» L'occasion, pour les membres du centre, de tordre le cou à quelques clichés tenaces, souvent véhiculés par les médias. «Ils ne se focalisent que sur un petit groupe particulier de musulmans. C'est comme si les journalistes étrangers n'interviewaient que des extrémistes français et les faisaient passer pour représentatifs de la France.»
Parmi les thèmes récurrents abordés par les visiteurs, le Jihad est en bonne place. Mais le sujet qui arrive bien avant les autres, reste celui des femmes.
Source: rennes-infhonet
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