Algérie(IQNA)- L’Algérie n’aurait pas connu les crises sociales et politiques violentes, si des "facteurs politiques conjoncturels" n’avaient pas empêché l’association des Ulémas musulmans algériens de poursuivre ses activités après l’indépendance, a indiqué à l’APA, ce mercredi, le président de l’Association des Ulémas musulmans algériens (AUMA), M. Abderrahmane Chibane.
S’exprimant en marge des travaux de la 3è assemblée générale de l’AUMA, M. Chibane a expliqué que le gel des activités de l’association a "privé la population d’une élite scientifique libre et crédible prônant la sagesse et la dialectique constructive et a ouvert la voie à des courants de tous bords".
Il a cependant souligné que l’association a aujourd’hui, repris ses activités et espère "bénéficier du soutien financier et moral de la société et de l’Etat afin qu’elle puisse restituer ses repères historiques".
M. Chibane a, par ailleurs, condamné le terrorisme et l’effusion de sang des innocents, rappelant que l’islam respecte la vie humaine et bannit le crime. Il a appelé, entre autres, les personnes impliquées dans des actes de terrorisme à "se repentir et à retrouver le droit chemin".
L’objectif suprême de la création de l’association des Ulémas musulmans algériens, rappelle-t-on, était la libération du pays à travers l’éducation, l’enseignement, l’orientation et la prédication. L’association des Ulémas musulmans algériens a été créée, en mai 1931 par le Cheikh Abdelhamid Ibn Ben Badis.
Source: APA