Fouad Alaoui, figure incontournable de l’Islam de France

8:49 - May 10, 2008
Code de l'info: 1650261
France(IQNA)- L’arme du boycott pratiquée par Dalil Boubakeur a déplacé le faisceau de lumière sur un personnage devenu familier de l’Islam de France. Il s’agit du franco-marocain Fouad Alaoui.
Le grand meeting qu’organise à partir de jeudi jusqu’à la fin de la semaine l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) au Bourget, dans le nord de Paris, aurait pu se limiter à une parade annuelle d’une des plus grandes et plus actives organisations de l’Islam de France. Avec en prime une célébration en grande pompe du vingt-cinquième anniversaire de sa création.
Une réunion sans autre enjeu politique que d’organiser le rapprochement entre les filières de cette gigantesque entreprise, avec deux mots d’ordre pertinents et traditionnels : rechercher de nouveaux clients et écouler les produits dérivés d’une industrie de la croyance en plein essor.
La décision de Dalil Boubakeur oblige l’ensemble des composantes du CFCM à revoir leurs stratégies et leurs alliances et à envisager tous les scénarios. C’est pour cette raison que la prise de parole de Fouad Alaoui sur le sujet est très attendue samedi. Il est vrai que l’UOIF avait tenté d’appeler le recteur de la mosquée de Paris à assumer ses responsabilités dans l’organisation. Depuis, un silence prudent est de rigueur. Tout le monde semblait attendre les résultats des tractations discrètes sur le sujet que la ministre de l’intérieur, Michelle Alliot Marie, a menées avec les responsables algériens lors de son déplacement à Alger.
L’arme du boycott pratiquée par Dalil Boubakeur a involontairement déplacé le faisceau de lumière sur un personnage devenu familier de l’Islam de France. Il s’agit du Franco-marocain Fouad Alaoui.
L’homme, ancien étudiant à Bordeaux, docteur en neuropsychologie, s’était distingué dès les années 80 par la création au sein de l’Université de Bordeaux du premier syndicat d’étudiant confessionnel. Son histoire personnelles se confond avec celle de l’UOIF créée en 1983 en Meurthe et Moselle par deux étudiants étrangers, le tunisien Abdallah Ben Mansour et l’irakien Mahmoud Zouheir. Dix ans plus tard, Fouad Alaoui en prend le secrétariat général pour s’imposer comme une de plus incontournable figure de l’islam de France.
Source: aujourdhui
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