Des croix gammées, l'insigne de la SS et le nom du dictateur du troisième Reich allemand ont souillé les grilles du local ainsi que les murs extérieurs, la nuit de l'interpellation des trois jeunes suspects.
D'après des témoins habitant le quartier, cette agression aurait été précédée, vers 23 heures 30, de jets de pierres en provenance d'un chantier de construction situé à l'autre bout de la rue.
Quoi qu'il en soit, c'est une communauté musulmane sous le choc qui a découvert hier matin les graffitis de haine.
Ouvert en 2003, le local se veut «à caractère socioculturel», soulignent les responsables de l'association. Des cours de soutien scolaire et religieux y sont dispensés aux enfants et la salle sert aussi pour la prière.
«Nous avons subi par le passé de jets de bassine d'eau ou des coupures d'électricité, mais jamais une telle agression», expliquait hier matin un membre de l'association.
«Nous ne voulons pas baisser les bras face à de tels gestes et c'est pourquoi nous avons porté plainte», confie pour sa part le président de l'association.
Les trois jeunes placés en garde à vue, inconnus des services de police, n'ont pas su ou voulu expliquer les faits reprochés. Ils auraient notamment prétendu aux enquêteurs «ne pas connaître la fonction» des locaux mis à mal.
Les intéressés devaient être remis en liberté hier. Ils feront l'objet d'une convocation par un juge des enfants du parquet de Grasse.
Source: cagnes