Aujourd’hui, il y a environ 5 millions de Juifs et 5 millions de Palestiniens qui vivent entre Méditerranée et Jourdain.
Les premiers ont un Etat et occupent 90% de l’espace. Les seconds connaissent marginalisation, discriminations, assassinats «ciblés», misère et privation des droits élémentaires.
60 ans après la Naqba, des millions de Palestiniens sont toujours réfugiés, dispersés dans des camps du Proche-Orient, voire exilés plus loin. 60 ans après, les Palestiniens continuent de payer pour un crime européen : le génocide nazi. 60 ans après, c’est l’impunité d’Israël malgré les violations constantes du droit qui permet la poursuite de la destruction de la Palestine. Une injustice majeure a été commise : un nettoyage ethnique et l’expulsion de tout un peuple de sa terre.
Quelque 700.000 Palestiniens ont fui ou ont été chassés de leur maison lors de la guerre qui a conduit à la fondation de l'Etat d'Israël en 1948. Environ 4,5 millions de réfugiés et leurs descendants vivent aujourd'hui dans des camps au Liban, en Syrie, en Jordanie, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
La question du droit au retour de ces réfugiés est l'une des questions les plus épineuses dans les discussions en cours entre Palestiniens et Israéliens pour tenter de parvenir à un accord de paix.
La terreur continue et les raids quotidiens ont tué ces dernières années 5.050 Palestiniens et détruit 32.000 maisons.
Notons qu’un groupe de 144 femmes de différentes pays sont arrivées dimanche à vélo à Jéricho, en Cisjordanie, pour marquer le 60ème anniversaire de la Nakba.
Selon leur programme, les manifestantes doivent visiter lundi le camp de réfugiés d’Akbat Jabr à Jéricho et être reçues par le gouverneur et le maire de la ville, respectivement Aris Djabari et Hassan Saleh.
Elles se rendront ensuite à Ramallah et dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie.
Source: IINA