L'intellectuel palestino-britannique s'est exprimé dans une salle des Avanchets bondée. La commémoration du 60e anniversaire de la Nakba, l'exil palestinien faisant écho à la création de l'Etat d'Israël, a attiré environ 500 personnes.
Autour des stands de nourriture évolue une foule quasi exclusivement arabo-musulmane et pratiquante. Presque toutes les femmes, nombreuses, parfois très jeunes, portent le voile.
A 15 h, quelque 300 personnes écoutent l'intervention d'Azzam Tamimi, donnée en arabe avec traduction, qui suit celle d'Hani Ramadan. Les hommes prennent place à gauche de l'estrade, les femmes à droite.
Aux murs, des drapeaux palestiniens et des photos des violences subies par les Palestiniens à Gaza ou Naplouse.
Les propos d'Azzam Tamimi, invité par l'association Droit pour tous, comme ceux d'Hani Ramadan, sont ceux-ci: Israël est un Etat «raciste», «colonialiste», «terroriste». Le discours d'Azzam Tamimi ressemble à une longue harangue. «Nous ne désarmerons jamais, nous ne capitulerons jamais, le djihad continuera jusqu'à ce que notre terre soit libérée, que notre peuple y retourne».
Pour lui, la paix est conditionnée à la restitution des territoires occupés et au retour des réfugiés. Israël doit «demander pardon, reconnaître l'injustice. Nous pouvons coexister avec tout le monde, mais seulement si les crimes sont reconnus.»
Source: tdg.ch