Dans son discours d’ouverture, le Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, le Sénégalais Paul Badji (Sénégal), a cité parmi les principaux obstacles aux négociations sur un statut final, la construction de colonies de peuplement, le mur de séparation, les restrictions de mouvements en Cisjordanie, les violences et les souffrances humanitaires à Gaza, notamment des réfugiés, ainsi que le statut de Jérusalem et les divergences de vues entre Palestiniens.
De son côté, le Ministre des affaires étrangères de Malte, M. Tonio Borg, a particulièrement exhorté l’Union européenne à influencer de manière plus systématique les dynamiques régionales, en mettant l’accent sur la nécessité d’arrêter l’expansion des colonies de peuplement israéliennes.
Intervenant au nom du Secrétaire général des Nations Unies, le Coordonnateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Max Gaylard, a rappelé la référence que constituaient les paramètres acceptés lors de la Conférence d’Annapolis, à savoir: mettre un terme au conflit et à l’occupation commencée en 1967, et établir un État palestinien viable et souverain vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité.
Le porte-parole adjoint du Conseil national de la Palestine s’est félicité de l’appui de la communauté internationale qui, selon lui, a été le facteur clef de la reprise des négociations bilatérales après sept années de gel. Il a particulièrement salué le soutien des membres du Quartet diplomatique (Etats-Unis, Fédération de Russie, Union européenne et Nations Unies) ainsi que de la Ligue des Etats arabes, du Mouvement des pays non alignés (NAM) et de l’Organisation de la Conférence islamique(OCI).
Néanmoins, il a regretté l’insuffisance de progrès dans les négociations en raison de la persistance de pratiques israéliennes illégales, en citant la mort de civils et les destructions résultant d’attaques militaires, ainsi que les activités de colonisation en Cisjordanie.
Le représentant du Mouvement des pays non alignés a estimé que les espoirs nés de la Conférence d’Annapolis et de la Conférence des donateurs à Paris s’étaient évanouis en raison de la détérioration continue sur le terrain, notamment dans la bande de Gaza. De même, le représentant de l’OCI a exhorté Israël à cesser les incursions, restrictions, assassinats et autres agressions en Cisjordanie, afin que soit mis un terme aux souffrances du peuple palestinien et que soit restauré son droit à l’autodétermination.
Par ailleurs, tandis que le représentant de la Malaisie a invité le Comité à user de toute son influence auprès du Conseil de sécurité, celui de la Tunisie a souhaité que tout soit mis en œuvre pour parvenir à la création d’un Etat Palestinien avant la fin 2008.
Source: IINA