Sans surprise, c'est l'islam marocain, sous la bannière du Rassemblement des musulmans de France(RMF), qui sort nettement en tête du scrutin, avec 21 élus nationaux et des listes victorieuses dans la plupart des régions. A quoi il faut ajouter le siège gagné par la Fédération nationale des musulmans de France(FNMF), là encore liée au Maroc.
Suivent les fondamentalistes de l'Union des organisations islamiques de France(UOIF, en tête dans le Nord-Pas-de-Calais, en Rhône-Alpes et dans l'Ile-de-France-Centre), qui obtiennent 12 sièges. Puis le Comité de coordination des musulmans turcs de France(CCMTF), qui place 4 élus. Les trois derniers représentants du conseil d'administration appartiennent à des listes «Divers».
Les cinq mille grands électeurs musulmans qui étaient appelés aux urnes hier n'ont donc pas bouleversé les grands équilibres issus des dernières élections de 2005. A une différence près : la fédération de la Grande Mosquée de Paris, qui était arrivée en deuxième position il y a trois ans, avait choisi de boycotter les élections hier. Une défection qui a «profité» à peu près équitablement aux trois autres listes majoritaires.
Source: leparisien