Selon Tabnak citant le Washington Post, les chiites du Yémen, connus sous le nom de Hachémites, ont dominé pendant plus de mille ans ce pays ancien, mais en 1962, un groupe d’officiers chiites et sunnites a préparé un putsch conduisant à l’arrivée au pouvoir d’Ali Abdullah Saleh, président communiste du Yémen.
22 muftis wahhabites en Arabie Saoudite ont récemment publié un communiqué dans lequel ils ont accusé non seulement la résistance islamique du Hezbollah libanais, mais également les chiites yéménites et ceux d’Irak de vouloir dominer les territoires à population sunnite, mettant l’accent sur la nécessité de les combattre.
L’année dernière, dans un décret, le ministre yéménite de la défense avait appelé les sunnites à intervenir militairement contre les chiites vivant dans le Nord du pays alors que dans ce pays de 23 millions d’âmes, les chiites sont majoritaires. Depuis le début des affrontements en 2004 dans la région frontalière entre l’Arabie Saoudite et le Yémen, plus de 2000 personnes ont trouvé la mort des deux côtés.
Les chemins menant vers les régions nord du pays sont bloqués depuis des mois et des centaines de chiites ont éventuellement fui leurs maisons. De même conformément aux bilans, au cours des combats qui se poursuivent depuis deux mois, un septième des habitants a été tué ou blessé.
Le gouvernement du Yémen empêche les journalistes de se rendre dans le Nord du pays, leur disant que le monde n’avait pas besoin d’entendre les journalistes au sujet des événements qui se passent dans la province de Saada.
Le gouvernement yéménite a décrété de lourds châtiments pour les journalistes et les photographes présentant des rapports ou des photos sur les villages détruits de cette région.