Samir Abourizk exhorte les chefs religieux à s'impliquer pour rapprocher pouvoir et opposition

11:30 - June 28, 2008
Code de l'info: 1664072
Dakar(IQNA)- Seuls les chefs religieux sont actuellement capables d'appeler l'opposition et le pouvoir à s'asseoir autour d'une table, selon le secrétaire général de Démocratie citoyenne (Dc). Samir Abourizk qui animait une conférence de presse, hier, leur demande d'intervenir pour aider les deux camps à réapprendre à s'écouter.
«Le contexte politique que nous avons est très lourd. Si nous ne faisons pas attention, nous risquons d'aller à la dérive. Les chefs religieux sont les seuls en mesure d'appeler le pouvoir et l'opposition à s'asseoir sur une table», a déclaré hier le secrétaire général de Démocratie citoyenne(Dc), Samir Abourizk, lors d'une conférence de presse.
Selon lui, les chefs religieux sont les seuls à pouvoir jouer un rôle d'arbitrage dans le contexte politique actuel. «Nous avons perdu la vertu de nous écouter», a déploré le leader de Dc qui estime que les dignitaires religieux doivent pouvoir contraindre le chef de l'Etat à s'asseoir autour d'une table avec l'opposition.
Toutefois, avertissent Samir Abourizk et ses camarades, les religieux qui s'investiraient doivent être à équidistance des partis politiques. Ils rappellent, à cet effet, le rôle que jouait feu Abdou Aziz Sy Dabakh, khalife général des Tijanes, pour arrondir les angles entre le pouvoir socialiste d'alors et l'opposition.
A défaut d'une telle initiative, Samir Abourizk trouve une autre voie de salut. Il annonce, en effet, la création prochaine d'un troisième pôle à côté de la Mouvance présidentielle et du Front Siggil Sénégal(Fss). Selon lui, cette entité pourrait également être un élément déclencheur d'une décrispation dans les relations entre le pouvoir et l'opposition.
Le patron de Démocratie citoyenne a dénoncé l'attitude des organisations de la société civile parties prenantes aux Assises nationales. Il estime que «ces Ong manipulent les partis politiques qui se sont laissé phagocyter». Dans le même sillage, il appelle une mise à contribution des compétences à l'échelle nationale, pour conjurer les faiblesses et les crises multiformes secouant la République et l'autorité publique.
Il souligne également que «la stabilité politique et la paix sociale sont une oeuvre colossale interpellant toute conscience». Abourizk estime que Dc ne saurait cautionner les acteurs actuels de la société civile «qui ont du mal à définir et représenter cette notion complexe».
Il dit être gêné par le terme «nationales» utilisé par l'opposition pour caractériser ces assises. «Elles ne seront nationales que quand elles seront cautionnées par l'Etat», a dit Samir Abourizk. Il a, en outre, désapprouvé la prolifération des partis politiques qui sont au nombre total de 135, demandant leur délimitation pour plus de visibilité dans l'espace politique.
Source: Le Soleil
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