Mais le rapport de 161 pages rédigé par le procureur Abdurrahman Yalcinkaya mentionne bien d’autres mesures antilaïques, comme les tentatives d’interdiction de l’alcool par certaines autorités locales.
Dans la ville de Denizli, le maire aurait essayé, en vain, de repousser les débits de boissons légaux dans un ghetto de banlieue. A Kayseri, bastion de l’AKP, tous les bars ont disparu, et seul l’hôtel Hilton sert encore de l’alcool.
Les projets visant à établir des normes halal pour tout le secteur de l’alimentation n’ont jamais été mis en œuvre, mais ont toutefois conduit de nombreuses sociétés à les adopter, expliquent les procureurs. Certains professeurs font état d’une poussée de l’éducation religieuse. Les professionnels de santé signalent une augmentation des cas de femmes médecins refusant de traiter des patients hommes ou de maris interdisant à leurs femmes d’être soignées par des hommes.
Les alevis, secte hétérodoxe rejetant de nombreuses traditions musulmanes, se plaignent de faire l’objet de “pressions du voisinage”. En effet, des religieux viennent vérifier qu’ils respectent le jeûne du ramadan ou que les femmes invitées à des lectures du Coran sont voilées.
Source:Courrierinternational