Selon Boubacar Diassy, Journaliste bénévole de l'Agence Internationale de la Presse Coranique (IQNA) au Sénégal, citant des témoins proches du défunt, l'Imam Cheikh Hassan Cissé, 63 ans, avait pourtant dirigé la dernière prière de la nuit(Isha'a), «comme si de rien était avant de s'éteindre quelques heures plus tard». Il a rendu l'âme dans sa ville natale Kaolack, localité située au centre du Sénégal, où il résidait et assurait l'imamat depuis 1982.
Né le 4 Décembre 1945, il mémorise le Saint Coran en 1955 sous l'égide du Savant El Hadji Ibrahima Niasse, dont il était l'un des petits-fils. Il obtiendra une licence en études islamiques et en littérature à Ain Shams(Egypte) avant d'acquérir une maîtrise en philosophie et de soutenir une thèse de doctorat de troisième cycle toujours en études islamiques à l'Université Northwestern dans l'Illinois(Etats-Unis d'Amérique).
Selon ces proches, c'est d'ailleurs lui qui introduisit, en 1976, la «Tariha Tijaniya» aux Etats-Unis. Erudit et humanisme en toutes circonstances, l'Imam Cheikh Hassan Cissé était l'homme des bonnes causes et de la meilleure parole, celle du Saint Coran. Il prêchera et défendra l'Islam à travers les cinq continents notamment au Nigeria et aux Etats-Unis où beaucoup de convertis en Islam le sont du fait de ses prêches.
Il défendra aussi les enfants et les femmes en compagnie d'organismes internationaux dont l'OMS et l'UNICEF en engageant, entre autres, une lutte sans merci contre la mortalité maternelle et infantile, mais aussi pour l'allaitement maternel exclusif. Ce qui lui valu d'être promu, le 15 mai dernier, «ambassadeur de bonne volonté pour la promotion de l'allaitement maternel exclusif».