Certains des fidèles ont marché plusieurs jours avant d'atteindre Kerbala, à environ 120 km au sud-ouest de Bagdad, pour y célébrer la naissance de l'Imam Mahdi, figure révérée du chiisme.
Un minibus chargé de pèlerins a sauté vendredi sur une bombe placée en bord de route dans l'est de Bagdad. L'un d'eux a été tué et neuf autres ont été blessés.
Jeudi soir, 19 personnes ont péri et 75 ont été blessées lorsqu'une kamikaze a fait exploser les charges qu'elle portait au milieu d'une foule de pèlerins, près de la ville d'Iskandariya, à mi-chemin entre la capitale et Kerbala.
Les forces de sécurité irakiennes ont déployé des hélicoptères et plusieurs centaines de tireurs d'élite ont pris position sur les toits. De nombreuses fouilles sont prévues, avec le renfort de chiens entraînés à débusquer les explosifs.
"Nous avons mis en place quantité de postes d'observation et des caméras dans les espaces ouverts, aux carrefours ainsi qu'aux entrées principales", a affirmé le chef de la police de Kerbala, le général Raad Chakir.
En 2004, une série d'attentats à la bombe avait tué 171 personnes et fait quantité de blessés lors du pèlerinage de Kerbala.
A Kerbala, des policiers en treillis et coiffés de bérets rouges vérifient les cartes d'identité et palpent les pèlerins désireux d'entrer sous le dôme d'or de la mosquée de l'Imam Hussein.
A l'extérieur de la mosquée, une foule de pèlerins patiente, assis sur des couvertures.
Quarante unités médicales sont prêtes à intervenir, et des lits supplémentaires ont été installés dans les hôpitaux, a indiqué le responsable des services de santé locaux, Alaa Hammoudi.
Autour de la mosquée, des dispensaires de fortune ont été installées dans des tentes et des caravanes, et plusieurs pèlerins sont venus donner leur sang.
L'armée américaine ne participe pas à la sécurisation de Kerbala, mais se tient prête à intervenir à la demande de l'Irak, a indiqué un porte-parole.
Source: lexpress