La plus importante délégation étrangère devrait être celle du Nigeria, où le défunt guide religieux, perpétrait depuis des décennies les enseignements de son grand Père, Cheikh Ibrahima Niass(1900 -1975), de loin l’autorité religieuse sénégalais la plus connue, dans ce pays anglophone d’Afrique de l’Ouest.
La famille de Cheikh Ibrahima Niass ou "Baye" compte des millions d’adeptes au Nigeria, dont la population est estimée à 130 millions d’habitants.
Hassan Cissé est considéré comme l’une des figures marquantes des Niassènes(la famille), une branche de la Tidjanya qui, partie de Kaolack, a rayonné jusqu’aux Etats-Unis où le défunt imam avait ses écoles et adepets.
Imam de la mosquée de Médina Baye, dans sa ville natale de Kaolack, depuis le 9 avril 1982, Cheikh Hassan Cissé a été un guide religieux apprécié pour sa modernité, son ouverture d’esprit et ses combats en faveur de l’enfance et des personnes déshéritées.
Placé très tôt sous la protection de son grand-père, il réussit à mémoriser le saint Coran à l’âge de 10 ans, avant de compléter ses études secondaires au Sénégal et en en Egypte, où il obtient sa licence en études islamiques et en littérature à Ain Shams.
Plus tard, il obtiendra une maîtrise en philosophie en 1974, à Oxford doublée d’une thèse de troisième cycle en études islamiques décrochée aux Etats-Unis.
Durant les 20 dernières années, le défunt imam s’était investi dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. Ce qui lui valut d’être désigné ambassadeur pour la Promotion de la santé de la mère et de l’enfant au Sénégal, le 14 mai dernier.
Avant cette distinction, il avait déjà mis sur pied, en 1988, une ONG dénommée African American islamic institute, dont il assurait la présidence. Il était également président du Réseau des organisations islamiques africaines, pour la population et le développement.
Parallèlement, il collaborait avec le systèmes des Nations unies, l’Unicef notamment, sur des sujets relatifs à la protection des enfants, à l’allaitement maternel, à l’éducation des filles, à l’excision, à la vaccination et à l’hygiène.
Toutes choses qui l’ont conduit à travailler pour la vulgarisation des politiques de santé et de développement définies par les agences onusiennes, en se basant sur les enseignements de l’islam. Imam Hassan Cissé avait érigé avec la collaboration de l’Unicef, une clinique définie par le Fonds, ‘’Hôpital amis des bébés’’.
C’est à son initiative et en collaboration avec l’UNICEF, qu’une clinique dénommé ‘’Shifa Al Asquam’’ verra le jour à Kaolack, permettant à plus de 10.000 personnes originaires des zones semi urbaines et rurales de la région centre du Sénégal, d’accéder aux soins de santé.
Source: APA