Le saint Coran est le livre le plus vendu, au Bangladesh

9:32 - September 05, 2008
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Téhéran(IQNA)- Les chiites et les sunnites nous demandent des traductions anglaises du saint Coran, malheureusement les services culturels n'arrivent pas à répondre à ces demandes.
Les traductions coraniques sont pratiquement introuvables, a déclaré Mohamad Reza Hachemi, attaché culturel de l'ambassade de la République d'Iran au Bangladesh, lors d'une interview avec les services de l'Agence internationale de presse coranique(IQNA).
"Les chiites et les sunnites nous demandent des traductions anglaises du saint Coran, malheureusement les services culturels n'arrivent pas à répondre à ces demandes. Nous n'avons même pas pu envoyer des exemplaires du saint Coran en arabe, dans ces centres, et nous n'avons envoyer que quelques livres chiites et des commentaires coraniques dans une des grandes mosquées.
Ces livres ont été malheureusement retirés mais c'est une action qui aura quand même des résultats. Les traductions ont un grand succès, les traductions en anglais par les chiites, sont nécessaires. Un de nos collaborateurs à l'ambassade, a entrepris ce travail qui ne s'est pas révélé très positif à cause de son manque de spécialisation. Il existe des traductions en Bengalis, faites par les sunnites, mais nous n'avons pas de traductions chiites, cela est au programme des services culturels. Il s'agit d'un travail de groupe que devrait effectuer un groupe d'étudiants des centres d'enseignement islamique, dans un an et demi, quand ils auront terminé leurs études".
Le Bangladesh a 400000 mémorisateurs coraniques, ce pays a eu de grands succès dans le domaine coranique et possède de nombreuses écoles coraniques et de nombreux centres de mémorisation.
Le professeur de linguistique et d'anglais à l'université de Mashad, a rappelé que tous ces centres étaient des centres privés et indépendants du gouvernement, financés par des associations de bienfaisance.
"Le gouvernement n'a pas d'investissements spéciaux dans ce domaine, et les écoles coraniques se développent rapidement dans le pays. Les commentaires chiites et sunnites sont différents, certains versets sont compris et commentés de façon différente, comme le verset sur les ablutions: «فاغْسِلُواْ وُجُوهَكُمْ وَأَیْدِیَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُواْ بِرُؤُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَينِ»
Les conditions de la révélation des versets sont importantes, par exemple le verset «إِنَّمَا وَلِیُّكُمُ اللّهُ وَرَسُولُهُ وَالَّذِينَ آمَنُواْ الَّذِينَ یُقِيمُونَ الصَّلاَةَ وَیُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَهُمْ رَاكِعُونَ»(sourate Ma'ede 55)
est expliqué par les commentateurs chiites en fonction des conditions de révélation, il vaut mieux à mon avis, donner les deux interprétations des hadith et laisser les lecteurs décider".
"Le centre coranique des services de l'ambassade est la seule organisation non gouvernementale iranienne officielle au Bangladesh. Ce centre a été créé par l'Ayatollah Chahrudi, il y a dix ans, alors qu'il était le représentant de l'Iran au sud-est asiatique. Contrairement à ce que son nom indique, ce centre a des activités coraniques très limitées, et plutôt des activités culturelles et de bienfaisance, à cause du haut niveau coranique de ce pays. Notre centre n'a pas de lecteur ni de professeur qualifié, car l'Iran n'a pas envisagé d'investissements spéciaux dans ce domaine alors que les musulmans du Bangladesh nous réclament des professeurs qui puissent leur apprendre les règles de la phonétique coranique. L'art de la lecture est assez faible, les lacunes se sont fait sentir lors des dernières compétitions coraniques à Téhéran. Seul leur mémorisateur a réussi à prendre place au classement".
Le directeur de l'école internationale de la République islamique d'Iran au Bangladesh, a déclaré qu'il avait à plusieurs reprises, demandé à l'Iran, la nomination d'un lecteur et même proposé que l'ambassade prenne en charge ses frais de logement. "Malheureusement nous n'avons reçu aucune réponse, j'espère que cette interview à l'Agence de presse coranique sera un rappel pour les responsables ou que l'Agence prenne à sa charge cette responsabilité, comme le dit le verset 39 de la sourate Al Ahzab: «الَّذِينَ یُبَلِّغُونَ رِسَالَاتِ اللَّهِ وَیَخْشَوْنَهُ وَلَا یَخْشَوْنَ أَحَدًا إِلَّا اللَّهَ وَكَفَى بِاللَّهِ حَسِيبًا».
"Nous envisageons la création d'un siège de l'Agence de presse au Bangladesh, pour pouvoir développer nos activités coraniques dans ce pays. Le manque de budget est le principal problème, donner un budget minimum à une activité aussi importante que l'enseignement coranique est une gageure, j'espère que les responsables m'entendront et prendront des initiatives dans ce domaine.
Il faut que la République islamique qui est considérée comme le berceau coranique, montre ses capacités dans ce pays où le saint Coran a une place primordiale. Ces activités sont plus difficiles en Malaisie ou en Indes, qui comptent moins de mémorisateurs coraniques. Le Bangladesh est une terre fertile pour les activités coraniques dont il faut tirer le maximum de profits. L'ambassade organise des compétitions de commentaires, de mémorisation et de lecture.
Le Bangladesh n'accorde pas un grand intérêt à la compréhension coranique, c'est pour cette raison que les services culturels de l'ambassade ont décidé d'organiser cette compétition qui se déroule à l'occasion de la fête de Mab'as ou pendant le mois de Ramadan. Les compétitions de sémantique et de commentaire coraniques sont moins fréquentées, à cause du manque d'informations dans ce domaine et l'absence de questionnaire. Je suis obligé, malgré mes occupations professionnelles, de préparer moi-même le questionnaire, ce genre de compétitions exige un engagement plus effectif de la part de la République islamique".
Mohamad Reza Hachemi, qui est aussi professeur de persan et d'iranologie au Bangladesh, a souligné l'intérêt pour la calligraphie coranique, dans ce pays, et a ajouté qu'une compétition de calligraphie était prévue en marge des compétitions coraniques pendant le Ramadan.
"Ma femme a pris la responsabilité de l'enseignement de la calligraphie car il n'y a aucun professeur iranien aux services culturels, cependant ma fonction touche à sa fin et après notre départ, l'enseignement de la calligraphie coranique posera des problèmes. L'exposition de calligraphie a reçu beaucoup de visiteurs, certaines associations ont même envoyé des œuvres pour participer à cette exposition qui malheureusement ne répond pas aux besoins des musulmans de ce pays. L'exposition et les travaux de calligraphie manquent d'innovation, il faudrait que les responsables nous aident à résoudre ces questions et à progresser dans ce domaine. L'exposition coranique a lieu trois fois par an, nos pouvons développer nos activités coraniques en participant plus activement à ces expositions".
"La foire aux livres, l'exposition à l'occasion de l'anniversaire du Prophète(SAWA) et à l'occasion du mois de Ramadan, et d'autres expositions, organisées par les centres coraniques du Bangladesh, sont d'autres activités coraniques. Nous participons aux expositions nationales qui reçoivent un vif accueil et des dizaines de milliers de visiteurs".
"Les services culturels ont lancé, dès la première année, en tant que centre indépendant, en 1983, des projets de traductions de livres islamiques. Cinquante livres avaient déjà été traduits avant que j'entre en fonction. Depuis trois ans, nous avons poursuivi ce travail et traduit 40 livres du Guide suprême, l'Ayatollah Khamenei, de Jafar Sobhani Tabrizi, des livres de Shariati, et "Les droits de la femme en islam", "La personnalité de l'Imam Ali(AS)" et "L'épopée de l'Imam Hussein(AS)" du professeur et martyr Mottahari, ainsi que des livres sur l'Histoire contemporaine de l'Iran.
Les services culturels dans le choix des livres ont tenté de proposer des livres qui ne soient pas spécialement chiites. Le livre "Le Prophète dans le discours de l'Imam Ali" qui rassemble les paroles de l'Imam Ali(AS) dans le Nahj-ol-Balaghe, sur le Prophète(SAWA), est un livre de 48 pages, publié par Monir Hussein Khan, étudiante au centre d'enseignement islamique de Qom, nous avons aussi un autre livre sur la personnalité de l'Imam Ali(AS) dans les hadith prophétiques, présente 110 hadith du Prophète(SAWA) sur l'Imam Ali(AS) dont l'auteur est un Iranien résidant au Bangladesh".
"Les principes idéologiques du Chiisme", de l'Ayatollah Sobhani Tabrizi, présente les principes chiites de façon classique sous forme de 150 cours. Ce livre n'a pas été mis au nombre des livres des services culturels pour éviter les frictions, et a été publié par le centre coranique qui est la seule association non gouvernementale iranienne au Bangladesh. Le livre "Les principes imamites" a été offert à plusieurs bibliothèques et intellectuels de ce pays, avec des traductions en bengali du Golestan de Sa'adi et des histoires du Masnavi, pour une meilleure présentation de la culture, et de la littérature iranienne".
"J'ai été envoyé au Bangladesh qui est un des pays les plus pauvres du monde et qui survit grâce à l'aide de la banque mondiale, en 2004. Le Bangladesh fait le douzième de notre pays, 40% de la superficie est couverte d'eau, 5000 organisations humanitaires y travaillent, qui sont les intermédiaires économiques du gouvernement", a déclaré notre attaché culturel à Dhâkâ.
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