Suisse(IQNA)- Les marchés qui fonctionnent selon les préceptes de la charia (ici, la Bourse de Dubaï), c'est-à-dire en refusant l'intérêt, représentent 900 milliards de francs.
Les établissements suisses se lancent dans les marchés du Golfe et d'Asie qui refusent l'intérêt. Les minarets vont-ils pousser sur les toits des banques suisses? A l'heure où l'UDC veut les interdire dans le pays, nos banquiers, eux, font les yeux doux à l'islam et sa finance qui refuse l'intérêt.
De Genève à Lausanne, en passant par Bâle et Zurich, les banques à croix blanche sont désormais charia-compatibles. Notre place financière se met à l'arabe et au Coran pour maîtriser le nouveau charabia à la mode chez les courtiers: sukuks, mourabaha, moudaraba (voir lexique).
Pictet, Julius Baer, LODH, Credit Suisse et UBS ne jurent plus que par cette finance pratiquée dans les pays du Golfe et en Asie. L'enjeu vaut son pesant de milliards. Le marché, en pleine croissance, est évalué à plus 900 milliards de francs grâce à l'argent du pétrole qui coule à flots.
Source: novopress