L'Agence internationale de presse coranique, citant le site d'information islam on line, a annoncé que des avocats chiites avaient demandé au tribunal religieux de Doha, de retirer à Yussof Gharzawi, président du Conseil international des ulémas, sa nationalité et de l'expulser du Qatar, à cause de ses déclarations contre les chiites, qui ne servent selon eux, qu'à attiser les différends entre les écoles islamiques.
Cette demande de plusieurs juristes chiites, dirigés par Amin Taher Al Badiwi, avocat d'Arabie Saoudite, a été déposée auprès du tribunal religieux après les déclarations de Gharzawi sur une soit disant ingérence chiite dans les milieux sunnites et qu'il a aussi accusés d'innovations en matière religieuse.
Les plaignants ont demandé le jugement de Gharzawi et un retrait de sa nationalité de la part du gouvernement du Qatar.
Ce groupe a aussi envoyé un message au Cheikh Ahmad Ale Sani, émir du Qatar, pour manifester son opposition aux déclarations irresponsables de Gharzawi qui, selon eux, a volontairement proféré ces accusations pour semer la discorde entre les musulmans, manquer de respect envers les écoles islamiques et ternir l'image de la communauté.
L'allamah Gharzawi la semaine dernière, dans une interview au quotidien égyptien «المصری اليوم»،, avait accusé les chiites de bi'da (inventions religieuses) et de chercher à s'infiltrer dans les milieux sunnites.
Des religieux chiites, comme Seyed Mohamad Hossein Fazlollah, Référence religieuse des chiites irakiens, au Liban, et l'Ayatollah Mohamad Ali Taskhiri, directeur du Conseil pour le rapprochement des écoles islamiques, ont manifesté leur vive désapprobation aux déclarations de Gharzawi.
298537