"La finance islamique est une autre façon d'investir, une autre façon d'acquérir un bien. On préfère éviter les transactions incertaines", résume Ibrahim Zeyyad Cekici, membre de l'équipe pédagogique et professeur chercheur en droit à l'EMS.
S'il existe déjà un diplôme similaire en Grande-Bretagne, pays où s'est développée la première industrie de la finance islamique en Europe, et de nombreuses formations en ligne, cet enseignement est en France encore inédit.
Le diplôme universitaire propose 405 heures d'enseignement en formation continue.
Au programme : introduction à l'islam, à l'économie et au droit musulman puis un noyau dur où seront abordés le régime juridique des contrats de droit musulman, le droit bancaire et le droit des marchés financiers avec les titres islamiques, tels que le "salam", l'"ijara" et le "sukuk".
L'intérêt suscité par ce diplôme adossé à un programme national de recherche dépasse cependant de loin le seul espace français, car les candidatures viennent d'Angleterre, du Maghreb, d'Inde et du Pakistan.
Située aux antipodes du capitalisme conventionnel car ancrée dans l'économie réelle, la finance islamique répond notamment à des prescriptions coraniques, comme la prohibition d'intérêts, appelés "riba".
Conformément à la charia, les secteurs d'activité sont interdits comme l'alcool, l'armement, l'économie porcine et tout autre suggérant la débauche humaine.
Pour tout financement ou investissement, un actif réel est nécessaire.
En juillet, le gouvernement s'est dit favorable à son développement en France, en lui offrant un cadre juridique et fiscal plus accueillant afin de drainer une partie des liquidités du Golfe qui se déversent aujourd'hui sur Londres.
Source: ousnousils