Alors que le mois de ramadan vient de s'achever, cette nouvelle chaîne a enquêté dans les coulisses du Conseil français du culte musulman (CFCM), organisme représentant l'ensemble des musulmans en France qui est plombé par des enjeux économiques et des divisions autour du pouvoir.
Depuis des décennies, Marocains et Algériens sont en compétition pour le contrôle de l'ensemble des musulmans de France.
La grande Mosquée de Paris – interlocuteur privilégié des autorités françaises – est financée et contrôlée par Alger. Son recteur, un Algérien, était le président du Conseil français du culte musulman. Depuis juin 2008, après des élections mouvementées, le CFCM est passé pour la première fois aux mains des Marocains.
Comme chaque année à l’occasion de ramadan, la Grande Mosquée de Paris a demandé à faire venir 100 imams d’Algérie mais le ministère français de l’Intérieur n’en a accordé que 76. Pour Dalil Boubaker, recteur de la Grande Mosquée, c’est un nouveau revers : "Je crois que l’Etat devrait faire attention pour que ses choix n’aient pas l’apparence de choix Politiques, ce qui serait catastrophique."
Pour décider de la date de l’Aïd el-fitr – la fête de la fin du ramadan – Marocains et Algériens du CFCM s’installent dans deux salles séparées. L’ambiance est houleuse et les journalistes sont priés de sortir. Devant les caméras, l'ancien et l'actuel président du CFCM se donnent du mal pour donner l’image des musulmans unis.
Cette institution a été lancée en 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur et des Cultes. L’objectif, au départ, était de permettre à la religion musulmane – la deuxième de France – de s’organiser et d’être représentée au sein du pays.
Source: Islamtoday