Atelier de la BID: Renforcer les capacités humaines et institutionnelles

8:36 - October 14, 2008
Code de l'info: 1697153
Sénégal(IQNA)- La Banque Islamique de Développement(BID) dans sa dynamique de développer des efforts pour susciter une meilleure compréhension des Accords de l’Organisation Mondiale du Commerce(OMC) par les pays membres de l’Oci, a initié depuis hier, un atelier qui vise à contribuer aux efforts de perfectionnement de leurs capacités humaines et institutionnelles et à une meilleure maîtrise des instruments du Système Commercial Multilatéral(SCM).
En ouvrant les travaux, le ministre du Commerce, Mamadou Diop, a rappelé que depuis janvier 1995, date de l’entrée en vigueur des «Accords», l’Afrique en particulier et les pays ACP en général, peinent à tirer profit du système commercial international, marqué par une ouverture des marchés et une concurrence de plus en plus exacerbée entre les Etats. Selon M. Diop, cette situation imposée par les Accords de l’OMC qui prennent insuffisamment en compte notre niveau et préoccupations de développement, appelle de la part de nos Etats, une plus grande compréhension des enjeux et des impacts sur nos pays des négociations commerciales.
Dès lors, soutient le ministre du Commerce, la maîtrise des règles et mécanismes de fonctionnement du système commercial multilatéral devient une exigence majeure pour nos négociateurs afin de mieux défendre nos intérêts au niveau de ces instances. D’après M. Diop, les défis auxquels nos pays doivent faire face pour assurer leur intégration harmonieuse dans le système commercial multilatéral sont à la fois multiples et complexes.
Non seulement, affirme t-il, il faut répondre présents dans les différentes instances de négociations où nos intérêts sont en jeu, mais également savoir prendre des engagements compatibles avec notre niveau de développement. Ces négociations se déroulent, soutient M. Diop, dans un contexte préoccupant de flambée des prix du pétrole et des produits alimentaires, de ralentissement de la croissance économique et de crise financière aiguë et, concernant plus particulièrement les accords de Partenariat Economique, de dégradation des finances publiques dans la plupart des pays de la région.
Pour lui, au niveau de l’OMC, après une longue période d’enlisement des négociations, la 6ème conférence de Hong Kong, qui consolide les progrès réalisés dans le paquet de juillet 2004, a réaffirmé la nécessité de la réalisation du Programme du cycle de Doha qui, on ne le rappellera jamais assez, pour M. Diop, est placé sur le sceau du développement. Cet atelier se propose, d’après le ministre du Commerce, de faire un round up de l’Etat d’avancement des négociations de l’OMC et d’en faire le lien avec les partenaires économiques en négociation entre l’UE et les pays ACP. Concernant les APE, le ministre affirme qu’il est indispensable d’appréhender au mieux les risques, en terme d’emploi et de pertes de parts de marché notamment, susceptible d’être provoqués par une mise en concurrence directe entre les entreprises d’Afrique de l’Ouest et celles de l’Union Européenne.
Parlant de la crise financière qui secoue les institutions bancaires internationales, Mamadou Diop a indiqué que l’OMC a essayé de mettre de l’ordre dans les échanges des biens et services alors que le système financier international est déréglé, comme l’a toujours dit et répété le Président Wade. Selon M. Diop, à l’OMC, il y a des règles et un certain nombre de référentiels qui gèrent les échanges alors que la SFI est caractérisée par le désordre. Il faut, souhaitera t-il, que les efforts qui sont menés à l’OMC aboutissent et que cette volonté de s’entendre puisse continuer de prévaloir et gagner le milieu financier parce que, dira t-il, ce qui s’est passé récemment est absolument inadmissible.
Source: lesoleil
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