Dans un courrier qui sera officiellement transmis au député-maire PS de la ville Michel Destot samedi matin, le préfet lui demande "de ne pas mettre à disposition la salle municipale afin de ne pas permettre le déroulement de cette formation", qui était prévue dimanche, précise-t-on de même source.
L'intervention du préfet avait été demandée par le ministère de l'Intérieur.
De son côté, la mairie de Grenoble a indiqué qu'elle respectera "la décision prise par l'Etat" une fois avoir pris connaissance du courrier.
L'Association de sensibilisation d'information et de défense du consommateur musulman (ASIDCOM) et l'Institut de formation Vioscope présentent cette formation, organisée gratuitement mais réservée aux membres de l'ASIDCOM, comme "une première en France".
Elle visait à informer les musulmans sur la réglementation européenne de l'abattage, a assuré à l'AFP le président de l'association, Hadj Abdel Aziz Di Spigno.
La fondation Brigitte-Bardot a estimé que la réunion devant se tenir à Grenoble constituait un "véritable appel à l'abattage clandestin".
La loi française impose que les animaux dits de consommation soient tués dans un abattoir par des professionnels agréés.
La mairie de Grenoble avait autorisé la mise à disposition de la salle après avoir vérifié que la formation "aurait bien lieu dans le respect de la réglementation".
"Depuis des années, la Ville de Grenoble est engagée aux côté de la communauté musulmane pour organiser les cérémonies de l'Aïd el-Kébir dans des conditions respectueuses de la réglementation sanitaire, notamment par la mise à disposition de l'abattoir du Fontanil (Isère)", rappelle-t-on dans l'entourage du maire.
Source: AFP