Mais, après de gros travaux consentis pour faire de ce bâtiment un lieu de culte pouvant accueillir plus de 200 musulmans, le site a semblé un instant marquer le pas et éprouver une certaine difficulté à finaliser son mode de fonctionnement. La mosquée de Cahors vit en effet sans le moindre financement public.
C'est pourquoi les travaux ont avancé à petits pas… pour atteindre enfin leur dernière phase.
«Il nous faut encore aménager le parking. Cela viendra. Mais nous avons d'ores et déjà prévu d'inaugurer la mosquée au printemps», se réjouit Hakim Madane, président du culte musulman à Cahors. Il fait également fonction d'imam à la mosquée après le départ de Zouhir El Omary.
Ce dernier projetait d'ouvrir une école coranique au sein de ce lieu de prière. L'idée n'a pas été suivie par Hakim Madane qui a préféré créer une bibliothèque et mettre en place des séances d'alphabétisation ouvertes aux hommes et aux femmes.
Celui-ci est soucieux de développer une vraie tolérance et de se tourner volontairement vers le monde extérieur. «Lors de l'inauguration, nous avons prévu d'inviter les gens du quartier autour d'un grand couscous qu'ils pourront partager avec les musulmans. D'autre part, nous avons décidé d'organiser des visites de groupes(cinq à six personnes à chaque fois) afin de présenter les salles de la mosquée à la population», indique-t-il. Cet esprit d'ouverture, cher à d'Hakim Madane, tranche nettement avec le mystère longtemps préservé par l'ancien imam qui faisait de la mosquée un lieu clos et confidentiel. Hakim Madane reste cependant très attaché à la tradition.
Il prépare la fête de l'Aïd el Kébir et n'oublie pas le Jomoaa. Il s'agit d'un jour de fête(le vendredi) équivalent au dimanche des catholiques. Ce jour-là, Hakim Madane prononce un sermon.
Source: ladepeche