Devant débuter, aujourd’hui, les vols retour depuis l'aéroport de Djeddah se poursuivront jusqu'au 3 janvier 2009.
Pendant leur sejour dans les Lieux saints, les hadjis algériens ont visité, une semaine durant, les repères historiques de l'islam à Médine, notamment la mosquée du Prophète(SAWA), la Rawdha Echarifa, le cimetière d'El-Baqie où sont enterrés les martyrs de la conquête d'Ohoud, la mosquée de "Qoubae", la mosquée "Dhi el-qiblateine" avant de se rendre à la Mecque pour entamer les rites du hadj avec le Tawaf el Qodoum.
Le "woukouf d'Arafat"(rassemblement sur le mont Arafat), dimanche dernier, le plus important pilier du hadj, conformément au hadith du Prophète(SAWA) qui dit : "Le hadj c'est Arafat", demeurera certainement un évènement mémorable pour les hadjis qui auront mis à profit ce moment de ferveur pour implorer la miséricorde du Tout-Puissant.
Si les conditions de transport et d'hébergement des hadjis algériens dans les camps d'Arafat ont été très satisfaisantes, celles ayant prévalu à Mina méritent d'être améliorées, les tentes mises à disposition des hadjis algériens ayant été insuffisantes ce qui amené les retardataires à passer la nuit dans les couloirs des camps voire dans la rue, chose qui n'a pas été sans susciter un sentiment de mécontentement et des protestations.
La délégation algérienne n'a pas été la seule à se retrouver confrontée à cette situation, les délégations des autres pays n'ayant pas été mieux loties à Mina dont les rues et les passages menant vers les Djamarate se sont transformés en vrais dortoirs.
Cela étant dit, la capacité d'accueil des camps de Mina gagnerait à être renforcée car les lieux ne sauraient accueillir à la fois plus de trois millions de hadjis venus des quatre coins du monde et dont nombreux ont trouvé gîte au niveau des routes menant vers les Djamarate et La Mecque. De leur côté, les éléments de la protection civile algérienne se sont acquitté pleinement de leur mission, a-t-on constaté sur les lieux, d'autant plus que le nombre des égarés a été très important, ce qui a nécessité des efforts considérables de la part des agents de la protection civile qui y ont veillé jusqu'à une heure tardive pour ramener les égarés à leurs tentes.
Pour sa part, la mission médicale a mobilisé tous les moyens matériels et humains nécessaires pour la prise en charge des malades. Les membres de la mission ont été au four et au moulin pour prodiguer les soins et prescrire les médicaments nécessaires aux hadjis souffrants qui ont se sont dits satisfaits de ces prestations médicales.
Plus de 36.000 hadji algériens, rappelle-t-on, ont accompli les rites du hadj cette année.
Source: EL MOUDJAHID