Le cortège s'est ébranlé à 14H00 devant la Grande Mosquée de Paris (Ve arrondissement) derrière une banderole où était écrit "Juifs et Musulmans main dans la main", a constaté un journaliste de l'AFP.
"Nous voulons exprimer tout le dégoût et l'indignation devant cette provocation", a déclaré Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris. "Nous n'accepterons pas la remise en cause des valeurs de la République et du vivre ensemble", a-t-il ajouté.
"Marcher ensemble est un signal important donné à nos communautés qui cohabitent en France, où les communautés musulmane et juive sont les plus importantes d'Europe", a pour sa part affirmé Joël Mergui, le président du Consistoire central de France.
La marche, avec à sa tête des représentants du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), de l'Amitié judéo-musulmane de France et Mouloud Aounit, le président du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), devait s'arrêter devant la synagogue de la rue des Tournelles (IVe arrondissement).
527 tombes -environ 500 du carré musulman et une vingtaine du carré israélite attenant- ont été dégradées dans la nuit du 7 au 8 décembre au cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras. Cette profanation est la troisième en moins de deux ans dans ce cimetière.
Source: AFP