Outre les fidèles musulmans et le recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, avaient répondu présents des personnalités politiques de droite et de gauche, dont le sénateur-maire (PS) de Lyon Gérard Collomb.
"C'est un acte odieux qui nous rassemble aujourd'hui. Hélas, il n'est pas isolé", a déclaré ce dernier. "Oui, vous êtes des citoyens et des habitants de ce pays dans votre diversité. Nous ne voulons pas la haine", a-t-il ajouté devant la foule d'un millier de personnes selon la police (2.000 selon les organisateurs), composée essentiellement d'hommes.
Parmi eux, à proximité de la porte de la mosquée brûlée, colmatée par des planches, un fidèle brandissait un Coran brûlé dans le début d'incendie, d'origine criminelle avérée selon la police. Outre les écharpes tricolores des élus, on pouvait voir flotter un drapeau français.
"C'est un sacrilège de voir partir des livres saints en fumée. Où est le respect des croyances?", s'est exclamé à son tour Maurice Amsellem, président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).
"Nous sommes tous des enfants d'un même pays", a quant à lui insisté le recteur de la mosquée de Lyon, dénonçant une "bête immonde" tentant de "mettre le désordre dans le pays". La foule s'est ensuite dispersée dans le calme.
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait assuré samedi que "tous les moyens nécessaires" étaient mis en oeuvre pour retrouver "les auteurs de cet acte lâche et intolérable".
Source: AFP