La Résumé du premier fondement coranique du dialogue

13:14 - December 23, 2008
Code de l'info: 1721911
Strasbourg(IQNA)- La mosquée de Strasbourg a organisé le 19 Décembre 2008, une rencontre sur le thème: «Premier fondement coranique du dialogue» dans le mesure de la «Création Unique Spécialisée qui se Respecte dans la Diversité».
Ce fondement repose sur le fait que la création a un objectif derrière et que la fonction ou la raison d’être que s’attribue chaque créature émane d’abord de la nature de sa création et des devoirs que lui dicte son existence passagère selon l’époque, les moyens et les circonstances. Ces devoirs que cultive ; entre autres: le civisme humain inné de l’espèce, les moeurs, le savoir humain, les lois, les traditions, les cultures et dont les fruits ne peuvent persister que sous la lumière de la croyance. Cette capacité de distinction entre le «bien» et le «mal» qu’éclairent les recommandations divines encadrant le savoir humain constitue la base des pratiques quotidiennes dans tous les domaines du développement. En résumé c’est la fonction d’adoration à travers le développement.
Ce fondement nous fait déboucher sur un certain nombre de principes :
Principe du savoir de la création a pris naissance lors du premier «dialogue» dans l’existence de l’espèce humaine avant même qu’elle colonise la terre. C’était dans un «Dialogue de confidence» entre Dieu et les anges lors de la première annonce de la décision d’insertion d’une nouvelle espèce sur terre, l’Homme.
Lorsque Ton Seigneur confia aux anges : «Je vais établir sur terre un khalifa», ils disent, vas-Tu y désigner un qui y sèmera le désordre et répandra le sang, alors que nous Te sanctifions et Te glorifions ; il dit : «Je sais ce que vous ne savez pas». Et il apprit à Adam tous les noms, puis il les présenta aux anges et dit : «Informez moi des noms de ceux-ci si vous êtes véridiques», Ils dirent «gloire à Toi nous n’avons de savoir que ce que Tu nous a appris ; Certes c’est toi l’Omniscient, le Sage.(Sourate la vache, versets 30-33)»
La leçon de cette amorce de dialogue était de faire comprendre aux anges comme aux humains que la responsabilité du «Développement» sur terre passe par le savoir et que le dialogue équitable exige des positions équilibrées de connaissance et d’appropriation scientifique du thème objet du dialogue.
Principe de la responsabilité face à la création précise que L’Homme a été placé à la tête de la pyramide environnementale et de développement dans cet univers. Ses actes ne sont nullement négligés dans la balance des lois universelles de développement sur terre ou de récompense dans l’au-delà. Par conséquent il doit mesurer ses actes devant Dieu vis-à-vis de toute créature à sa disposition.
«Puis nous fîmes de vous des successeurs sur terre après eux pour voir comment vous agiriez». Sourate Jonas, verset 14
«Et avertis-les du jour du regret, quand tout sera réglé ; alors qu’ils restent inattentifs et qu’ils ne croient pas. C’est nous qui hériterons la terre et ceux qui s’y trouvent et c’est à nous qu’ils seront ramenés»(Sourate Marie, versets 39-40)
La fonction humaine sur terre est fortement régie par ce principe de possession passagère qui temporise les formes d’acharnement sur les richesses ou de divergences sur leur gestion et ramène la référence au vrai devenir humain.
Les formes de forces, de jeunesse, de richesse, de dominance, de savoir et de pouvoir sont cycliques et appellent à la raison et la sagesse de leur usage dans la crainte de celui qui les délègue, Le créateur.
Ce principe coranique permet aussi d’éviter le mépris entre nations ou individus sur des bases matérielles et ne considère que les vrais apports de valorisation humaine qui en sont faits. Bien qu’ayant un caractère moral ou spirituel, il permet à toute ambiance de dialogue de s’équilibrer et de s’assainir en pondérant les sentiments de supériorité, de faiblesse ou de durabilité qui peuvent l’affecter, sachant que tout dialogue se passe sous le regard de Dieu.
Principe de nécessité d’adoration signale la rationalité dans la pratique responsable du savoir humain sur le sens et de pérennité que si des motivations nobles la soutiennent à l’échelon individuel et collectif.
L’Economie, l’Environnement, les Droits de l’Homme, l’Ethique du développement, l’Humanisme, la Pauvreté, l’Exclusion sociale, l’Emploi, la santé, la Femme, l’Enfant, le Rural, l’analphabétisme, le Nord-Sud, la paix, l’intégrisme, le dialogue, la globalisation, la sécurité, la démocratie, le transfert du savoir, les cultures, la liberté, les minorités,...etc, ce sont là les mots clés qui font bouger certes les bonnes intentions à tous les niveaux.
L’adoration n’est pas nécessairement un terme religieux en soi. Dans la terminologie arabe classique ce terme veut dire «aimer et suivre». L’idole peut être un être concret, une personne, une idée, un trésor présumé, une image, que l’on aime et ont met ses capacités et ses intensions à son service. Dieu n’a pas besoin de nos prières ou notre adoration, mais son omniscience de ce qui fait notre bien dans la vie terrestre et après, implique la nécessité de se conformer à ses directives.
«Quiconque donc espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun d’autre à son Seigneur»(Sourate la
Caverne, verset 110) Je n’ai créé les Djinns et les Hommes que pour qu’ils m’adorent, je n’attends pas d’eux de provisions ou qu’ils me nourrissent, C’est Dieu qui est le pourvoyeur suprême, l’Inébranlable»Sourate Addariyat, versets 56-57
Source: mosquee-strasbourg
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