L'ensemble des pays arabes et l'Organisation de la conférence islamique(OCI), basée à Djeddah, en Arabie saoudite, ont pour leur part condamné les bombardements israéliens, qualifiés de "crime de guerre" par l'OCI qui regroupe 57 pays et représente 1,3 milliard de musulmans.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, se déclarant "profondément inquiet" après les frappes massives menées par Israël à Gaza, a appelé à un "arrêt immédiat des violences". Il a aussi condamné l'usage excessif de la force.
Les Etats-Unis ont pressé Israël de faire en sorte que les raids contre le Hamas ne fassent pas de victimes civiles.
Le représentant du Quartette pour le Proche-Orient(UE, Russie, Onu, Etats-Unis), l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, a appelé à un retour au calme "immédiat" et à la mise au point d'une "nouvelle stratégie pour Gaza, qui place de nouveau ce territoire sous la direction légitime de l'Autorité palestinienne".
L'Union européenne, déplorant "le grand nombre de victimes civiles", "condamne les bombardements israéliens, ainsi que des tirs de roquettes en provenance de Gaza. Elle demande leur arrêt immédiat. Elle condamne l'usage disproportionné de la force".
La présidence française de l'UE, rappelant qu'il n'y avait "pas de solution militaire à Gaza", a demandé "l'instauration d'une trêve durable" et a encouragé "les efforts des pays voisins, en particulier ceux de l'Egypte, qui pourront permettre d'atteindre cet objectif".
Le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangères Javier Solana a lui aussi appelé à un "cessez-le-feu immédiat" à Gaza. "Tout doit être fait pour renouveler la trêve", a ajouté le porte-parole de M. Solana.
La Russie a appelé Israël à arrêter son "opération d'envergure" contre Gaza.
"Moscou juge nécessaire d'arrêter immédiatement les opérations d'envergure contre Gaza qui ont déjà entraîné de nombreuses victimes et des souffrances du peuple palestinien", a souligné le ministère russe des Affaires étrangères.
Le Royaume-Uni, l'Italie, la Suède, l'Autriche ont demandé chacun de leur côté l'arrêt des bombardements israéliens et des tirs de roquettes sur Israël depuis Gaza et la reprise du dialogue.
A l'issue d'un entretien à Ryad, le président palestinien Mahmoud Abbas et le roi Abdallah d'Arabie saoudite ont appelé à un "arrêt immédiat de l'agression israélienne". Le roi Abdallah II avait auparavant appelé au "retour aux négociations seule solution au conflit israélo-palestinien".
L'Egypte qui a ouvert le terminal de Rafah, frontalier de la bande de Gaza, pour accueillir les blessés palestiniens, "condamne les agressions militaires israéliennes et fait porter la responsabilité à Israël, en tant que force d'occupation, des morts et des blessés", a dit le président Hosni Moubarak.
En Iran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hassan Ghashgavi a demandé une "action urgent du Conseil de sécurité et de l'Organisation de la conférence islamique(OCI) et de tous les pays pour empêcher le régime sioniste de poursuivre ses crimes".
La Syrie a qualifié les raids israéliens de "crime barbare" et a appelé à la tenue d'un sommet arabe d'urgence.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a entrepris des contacts avec des dirigeants arabes pour trouver une position "ferme et sérieuse" face à l'offensive israélienne.
A Bethléem, l'arbre de Noël, d'habitude allumé jusqu'à la fin des fêtes chrétiennes orthodoxes en janvier, devait être éteint samedi pour protester contre les raids israéliens.
Source: AFP