Manifestations contre Israël au Liban, en Egypte et en Jordanie

13:27 - December 30, 2008
Code de l'info: 1724702
Beyrouth(IQNA)- Scandant "Mort à l’Amérique, mort à Israël", des dizaines de milliers de manifestants chiites libanais se sont rassemblés dans la banlieue sud de Beyrouth pour réclamer l’arrêt des raids israéliens sur la bande de Gaza.
En Jordanie, environ 20.000 personnes ont participé à Amman à une manifestation organisée par les Frères musulmans tandis qu’au Caire un millier d’Égyptiens se rassemblaient en signe de solidarité avec les Palestiniens de Gaza.
"Aujourd’hui à Gaza, nous faisons face, en tant que nation, à une bataille qui engage le destin de la Palestine plus que celui du gouvernement du Hamas", a lancé aux manifestants de Beyrouth le chef du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah.
"Je joins ma voix à celles des dirigeants palestiniens qui ont appelé à une troisième intifada (soulèvement) en Palestine et à d’autres intifadas dans les mondes arabe et islamique", a poursuivi Nasrallah. Le chef politique du Hamas en exil à Damas, Khaled Mechaal, a tenu ce week-end des propos en ce sens.
"Défendre Gaza et la population de Gaza signifie, je crois, que la nation doit offrir le sang d’autres martyrs."
Au rassemblement d’Amman, des participants ont exhorté le Hamas à renouer avec les attentats suicide à l’explosif et à intensifier ses tirs de roquettes.
"Ô Hamas, nous sommes tes soldats frappe-les avec les roquettes al Kassam conduis les kamikazes à Tel Aviv", scandaient-ils en agitant les drapeaux verts des Frères musulmans, alliés idéologiques du Hamas et de l’opposition de gauche.
De nombreux Jordaniens dont les familles étaient originaires de villes et de villages situés dans les frontières actuelles d’Israël comptent parmi les partisans du Hamas. Les manifestants ont fustigé le président égyptien Hosni Moubarak et exhorté son pays, qui est associé depuis des mois au blocus imposé par Israël à Gaza, à laisser librement circuler les Palestiniens.
À la manifestation du Caire, organisée devant le siège du Syndicat des journalistes, une foule composée d’islamistes, de militants de gauche et de nationalistes arabes criait des slogans hostiles aux gouvernements arabes, dont celui de l’Egypte.
Des manifestations analogues s’étaient déroulées dimanche dans un certain nombre de pays arabes.
Des mouvements islamistes populaires accusent beaucoup de gouvernements arabes de collaborer avec les Etats-Unis ou Israël. Ils ont demandé au gouvernement égyptien d’ouvrir le point de passage de Rafah, à la frontière Gaza-Egypte, et de ne plus participer au blocus de l’enclave avec Israël.
Munis de matraques et de boucliers, un nombre de policiers anti-émeutes à peu près égal à celui des manifestants du Caire confinaient ces derniers dans un secteur limité aux abords immédiats du siège syndical.
En Arabie saoudite, des habitants ont rapporté que la police avait fait usage de balles de caoutchouc pour disperser une manifestation pro-palestinienne lundi près d’Al Katif, dans l’est du royaume, faisant huit blessés. Le ministère de l’Intérieur a démenti qu’une manifestation ait eu lieu.
Source: aloufok
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