Environ 21.000 manifestants à Paris en soutien aux Palestiniens de la Bande de Gaza

17:05 - January 04, 2009
Code de l'info: 1727090
Paris(IQNA)- Aux cris de "Nous sommes tous des Palestiniens" et "Israël assassin", quelque 21.000 personnes, selon la préfecture de police, ont défilé samedi après-midi à Paris en soutien aux habitants de la Bande de Gaza, bombardée depuis une semaine par l'Etat hébreu.
Parti vers 15h de la place de la République, le cortège a rallié la place Saint-Augustin, où des incidents ont éclaté au moment de la dispersion. Les forces de l'ordre ont procédé à vingt interpellations au total, a annoncé la préfecture de police en faisant état de dix policiers blessés et de plusieurs actes de dégradation.
Jusqu'alors la manifestation s'était déroulée dans le calme. Des Français de tous âges, dont beaucoup d'origine maghrébine, avaient défilé sous des drapeaux palestiniens mais aussi algérien, marocain, tunisien, libanais ou français. Nombre des manifestants portaient autour du cou le keffieh, foulard palestinien traditionnel.
Dans la foule compacte, on apercevait les politiques Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du parti communiste français.
"Gaza, on est tous avec toi", pouvait-on lire sur des pancartes tandis que la banderole de tête réclamait: "arrêt des massacres, sanctions contre Israël".
Soufyane Romdhane, un Français de 20 ans d'origine tunisienne, était venu de Stains (Seine-Saint-Denis) "pour (ses) frères palestiniens". "La situation à Gaza est affreuse et le monde entier est complice", dénonçait son oncle Jamel Najar, 44 ans.
Abdelhakim Guia, 35 ans, tenait dans ses bras un baigneur maculé de peinture rouge "pour que les gens voient quel effet ça fait: les enfants meurent dans les décombres".
Samia Said, une femme de 37 ans enceinte, manifestait "pour demander l'arrêt des bombardements sur Gaza et la levée du blocus". Selon elle, imputer la fin de la trêve au Hamas est une "hypocrisie". "La condition (du cessez-le-feu), c'était la levée du blocus. Les conditions n'ont pas été respectées, avant tout par Israël".
Au moment de la dispersion, des incidents ont éclaté. Juchés sur le toit d'un abribus, des manifestants ont brûlé des drapeaux israélien et américain. D'après la préfecture de police, entre 400 et 500 jeunes présents en tête du cortège ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre et commis plusieurs exactions au niveau du boulevard Haussmann jusqu'à la place Saint-Augustin. Au total, selon la préfecture, cinq commerces ont été "dégradés ou vandalisés" et deux autres "pillés". En outre, "13 véhicules ont été dégradés, dont un appartenant aux forces de l'ordre, et trois véhicules ont été incendiés dont un appartenant à la police". Vingt personnes ont été interpellées et dix policiers blessés, a-t-on appris de même source. Le calme a été rétabli vers 20h.
Dans le centre de Lyon, entre 7 à 8.000 personnes, selon la police, et 15.000, selon les organisateurs, se sont rassemblées place Bellecour pour demander la fin des raids.
Des manifestations similaires ont réuni à Marseille 3.000 personnes selon la police, et à Bordeaux entre 2.000 et 3.000 selon la police et les organisateurs. Dans cette ville, une pancarte dénonçait "Nuit et Brouillard pour les enfants de Gaza".
Source: tempsreel
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