Institut des hautes études et de recherche islamique Ahmed Baba : un bel exemple de cooperation l’Afrique du Sud

9:05 - January 26, 2009
Code de l'info: 1735877
L’Afrique du Sud(IQNA)- Les nouveaux locaux de l’Institut islamique Ahmed Baba sont à la dimension de son importance culturelle et historique.
La réalisation de l’Institut des hautes études et de recherche Ahmed Baba est un bel exemple de la coopération que peuvent entretenir les pays du Sud et dans le cas précis, les pays africains. Les travaux ont été financés par l’Afrique du Sud pour 2,5 milliards de Fcfa.
La présence du président de la République, Amadou Toumani Touré, de son homologue sud-africain, Kgalema Motholante, et du prédécesseur de celui-ci, Thabo Mbeki à l’événement, a marqué un moment sublime de l’histoire du continent.
Tout le pays (et singulièrement les habitants de Tombouctou) s’est mobilisé à cette occasion.
Les nouveaux locaux de l’Institut des hautes études et de recherche islamique ont coûté plus de deux milliards de Fcfa. La nouvelle bâtisse s'ouvre sur la façade sud de la place Sankoré du côté de la grande mosquée portant le même nom. Le majestueux édifice se dresse sur le site de l'ancienne université Sankoré. Une vénérable institution qui, avec ses 25 000 étudiants dans le temps, a fait la fierté de la cité légendaire qu’est Tombouctou. Une cité qui fut un grand foyer de rayonnement culturel et intellectuel aux XVè et XVIè siècles.
Il s’agit d’une manifestation concrète de l’idée de la renaissance africaine prônée par l’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki.
Les nouveaux locaux de l’Institut des hautes études et de recherche islamique Ahmed Baba sont bâtis sur une superficie de 4 800 m2. Le complexe culturel comprend un amphithéâtre de 500 places, une salle de conférence de 300 places, une autre salle pour des machines, une bibliothèque avec salle de lecture. Deux salles sont prévues pour les réunions. En sous-sol, six salles sont équipées pour la conservation des manuscrits. Il y a également sept appartements de lecture pour les chercheurs et un bâtiment pour les étudiants. On y trouve également un salon, un dortoir, un logement pour le directeur de l’Institut. L'administration dispose de deux autres bureaux. Trois salles pour la restauration, un magasin, une gallérie ouverte pour les expositions, et un laboratoire de micro-filmage et de traitement des images, complètent l’infrastructure culturelle.
L'ensemble de l'édifice est relié par des couloirs climatisés. Le tout sera alimenté par une centrale thermique ou un groupe électrogène automatique de 250 KW.
Le système de sécurité est contrôlé par des installations électroniques commandant les alarmes, la sécurité des portes, la régulation de la température et de la sécurité en cas d’incendie. Les locaux sont donc dotés de commodités permettant une exploitation rationnelle des manuscrits.
Le plan architectural renvoie à une image de vol plané d'un oiseau aux ailes tendues de part et d'autres des deux côtés. La tête allongée de cet oiseau imaginaire donne une ouverture sur la place Sankoré.
En cette belle journée historique du 24 janvier, même le temps s’est fait doux. En effet, la température exceptionnellement basse, ces jours-ci (5 degrés à Tombouctou la veille) était remontée d’un cran.
La veille, les ulémas avaient justement prié dans les mosquées, lors de la Grande prière du vendredi pour l'arrêt(au moins momentané) du froid glacial et du vent de sable qui s'abattaient sur la «Cité mystérieuse» depuis une semaine.
Source: essor
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