Le Dr Khouidmi parle de l’utilisation de l’uranium : “L’armée israélienne utilisait des missiles antipersonnel qui explosaient juste à la surface, à hauteur de 50 centimètres, ce qui entraîne l’amputation des membres inférieurs. Ces blessés, une fois arrivés au bloc, et après quatre heures d’intervention chirurgicale, l’amputation est faite, la plaie suturée, le malade est admis au service de réanimation. Au bout de deux ou trois heures, rebelote, c’est la plaie qui s’ouvre et c’est l’hémorragie qui tue la victime. Nous avons conclu qu’il y avait présence d’uranium dans ces missiles. Nous avons eu deux ou trois blessés qui en sont morts. Après, nous avons dû réajuster notre thérapie.”
Le Dr Khouidmi n’est pas resté au stade du constat. Avec des collègues palestiniens, jordaniens et égyptiens, ils ont alerté l’opinion publique internationale : “Nous avons mis une semaine pour préparer un dossier solide, avec toutes les preuves nécessaires quant à l’utilisation par l’armée israélienne d’armes non conventionnelles ; nous avons organisé sur place une conférence de presse dans laquelle nous avons annoncé cela et nous avons saisi officiellement par écrit le Comité international de la Croix-Rouge pour diligenter une commission d’enquête composée d’experts neutres pour faire les investigations, confirmer nos dires et présenter les résultats d’enquête à qui de droit”.
Le Dr Khouidmi affirme que les bombardements se déroulaient à 60 mètres de l’hôpital Chifa. “Une fois, ils ont bombardé le siège du syndicat des infirmiers qui se trouve à 30 mètres de mon lieu de travail”.
Source: liberte-algerie