Gaza(IQNA)- Trois semaines après le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, l’écrivain juif Jean-Moïse Braitberg n'accepte pas les conséquences de l'offensive israélienne ni le sort réservé aux Palestiniens depuis 60 ans. Il a donc adressé une lettre ouverte au président Shimon Peres : Jean-Moïse Braitberg lui demande de retirer du mémorial de Yad Vashem le nom de son grand-père gazé à Treblinca en 1943.
Monsieur le Président, je vous demande de retirer le nom de mon grand-père, gazé en 1943 à Treblinka, du mémorial Yad Vashem dédié aux victimes juives du nazisme" : c'est par ces mots très forts que l'écrivain juif Jean-Moïse Braitberg s'est adressé en fin de semaine dernière au chef de l'Etat d'Israël Shimon Peres dans une lettre ouverte publiée par le quotidien Le Monde.
Jean-Moïse Braitberg est révolté par les conséquences de l'offensive israélienne sur Gaza, qui a fait 1.330 victimes palestiniennes dont 400 enfants, et plus généralement par le sort réservé aux populations arabes de Palestine depuis 60 ans. Il dénie à Israël le droit d'être "le centre de la mémoire du mal fait aux Juifs et donc à l'humanité toute entière". Un texte bouleversant qui brise un tabou et suscite évidemment des réactions dans le monde entier.
Le mémorial de Yad Vashem est un mémorial israélien à Jérusalem, en mémoire des victimes juives de la Shoah perpétrée par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été établi en 1953 par la Loi du mémorial votée par le parlement israélien, la Knesset.
Source: Europe 1