Cette décision a pour effet immédiat de geler le projet présenté par l'Egypte en vue de l'établissement d'un cessez-le-feu durable entre Israël et le Hamas.
Le Mouvement de la résistance islamique, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, récuse pour sa part tout lien entre un échange de prisonniers qui inclurait Shalit et la mise en oeuvre du plan égyptien qui insiste notamment sur la réouverture des frontières.
"Il n'existe aucune connexion entre le dossier Shalit et la recherche d'une accalmie (entre Israël et le Hamas)", a réaffirmé mercredi un de ses porte-parole Faouzi Barhoum, soulignant que le Hamas n'avait "aucune objection" à ce que le soldat soit relâché si Israël accepte les 1.400 libérations de détenus réclamées par l'organisation palestinienne.
Réunis par Ehud Olmert, les membres du cabinet de sécurité ont unanimement appuyé le Premier ministre en exercice, qui a fait de la libération du soldat franco-israélien détenu depuis 2006 une condition indispensable à toute réouverture des points de passage entre le territoire palestinien et le monde extérieur.
Ils ont jugé qu'"il serait inconcevable" de mettre en oeuvre un plan de cessez-le-feu avant que Shalit ne soit libéré, a annoncé au micro de Radio Israël le ministre de l'Intérieur, Meir Sheetrit, membre du cabinet restreint.
"Les points de passage sont et restent ouverts à l'aide humanitaire", a déclaré ensuite Mark Regev, porte-parole du Premier ministre.
Il a indiqué que les ministres avaient parlé du nombre de détenus palestiniens qu'Israël serait disposé à libérer pour obtenir le retour de Shalit. Mais il n'a donné aucun détail.
Source: lexpress.fr