La manifestation a été marquée par une communication donnée par le professeur italien Paolo Xella, spécialiste en la matière, sur «l'homme dans l'Univers d'Ougaret» et qui a été suivie avec grand intérêt par un public nombreux, formé d'enseignants et d'étudiants, tant le sujet fut captivant et instructif à la fois, dans la mesure où il se situe au cœur de la question culturelle et religieuse, au sens large du terme.
En effet, comme l'a souligné le professeur Hassine Fantar, président de la Chaire Ben Ali pour le dialogue des civilisations et des religions et grand spécialiste de l'histoire de l'ancien Moyen-Orient, la connaissance des anciennes civilisations proche-orientales ayant vu le jour avant l'Islam, dont, entre autres, la civilisation ougaritique, très apparentée à la civilisation cananéenne, constitue une véritable réappropriation de l'histoire nationale, car ces civilisations appartiennent à l'aire arabe et peuvent être considérées comme étant des civilisations arabes. Elles revêtent, de la sorte, une grande importance pour la Tunisie et méritent d'être connues par le public tunisien et en particulier par la jeunesse tunisienne instruite, afin d'être profondément enracinée, dans son histoire.
En plus, ces anciennes civilisations proche - orientales ont servi de cadre à l'éclosion d'idées et de représentations religieuses, ayant des rapports très étroits avec les grandes religions monothéistes sorties au Moyen-Orient, le Judaisme, le Christianisme et l'Islam.
Aussi, leur connaissance est d'une grande aide pour les études en matière d'histoire comparée des religions.
L'analyse du professeur Paolo Xella a été, aussi, effectuée d'un point de vue discutable en ce qui concerne la signification des mythes en général, regardés comme étant des œuvres de l'esprit à caractère littéraire, et dans le meilleur des cas, comme étant de la spéculation philosophique et des tentatives pour expliquer la nature et la condition humaine, ce qui reste à démontrer, car les anciennes religions se fondent sur les mythes, et d'après certains spécialistes, une meilleure compréhension des mythes est un préalable à une meilleure compréhension des religions.
Source: jetsetmagazine