La décision de la Cour pénale internationale(CPI) "reflète la politique des doubles standards poursuivie par les superpuissances, transgressant ainsi les normes de justice et le droit internationaux", a indiqué dans un communiqué l'Isesco, une organisation issue de l'Organisation de la conférence islamique(OCI).
"L'Isesco a rejeté avec force le mandat d'arrêt(...) et condamné la décision de la Cour pénale internationale, la qualifiant de viciée et d'injuste", poursuit le texte.
"Le Soudan a été visé parce qu'il défend sa souveraineté et l'intégrité de ses territoires contre une rébellion illégale soutenue par des puissances étrangères", ajoute-t-il.
La décision de la CPI "aura des répercussions fâcheuses sur la paix et la sécurité dans la région", a soutenu l'Isesco. L'OCI, qui est basée à Djeddah(Arabie saoudite), a-t-elle aussi condamné jeudi la décision de la CPI.
L'OCI a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à bloquer la décision de la CPI et exhorté le gouvernement soudanais à accélérer ses enquêtes sur les criminels de guerre présumés puis à les juger.
La CPI a émis mercredi son premier mandat d'arrêt contre un chef d'Etat, le président soudanais Omar el-Béchir, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, où les combats ont fait 300.000 morts selon l'ONU, 10.000 selon le Soudan.
Le mandat d'arrêt de la CPI a été immédiatement rejeté par Khartoum.
Source: AFP