Le pape rencontrera les représentants de la communauté musulmane du Cameroun

10:16 - March 15, 2009
Code de l'info: 1755688
Cameroun(IQNA)- Au Cameroun, après le christianisme, dont le pourcentage s'élève à 42 %, et les nombreuses religions traditionnelles qui représentent 30% des fidèles, la troisième religion est l'islam, qui oscille entre 20 et 22%.
Le pape rencontrera les représentants de la communauté musulmane le 19 mars à la nonciature apostolique de Yaoundé.
Un peu plus d'un cinquième de la population camerounaise est musulmane. La présence des disciples du Prophète dans le pays est ancienne et bien ancrée. En général, contrairement à d'autres pays africains, il s'agit d'un islam tolérant.
L'une des caractéristiques principales de l'organisation interne des fidèles musulmans tient à la présence de 14 grands imams pour les guider, dont le grand imam de Yaoundé, Ibrahim Moussa qui, en août 2008, a pris la direction de la grande mosquée centrale de la capitale, la mosquée coranique camerounaise.
L'islam est arrivé sur le territoire pour la première fois en 1715, à travers les premiers musulmans arrivés du Tchad voisin.
Au Cameroun, les premiers musulmans cherchaient la proximité de la mer pour améliorer leurs activités commerciales. Une première vague entra dans le pays par le nord, ceci expliquant que c'est dans ces régions que la présence musulmane est aujourd'hui la plus forte par rapport à la moyenne nationale. L'islam s'est ensuite également implanté dans la zone centrale du pays.
Lors de sa visite au Cameroun en 1985, Jean Paul II avait accordé une attention spéciale au dialogue avec les responsables musulmans locaux. Le 12 août, en les rencontrant, il avait souligné le caractère pacifique et durable de la cohabitation entre catholiques et musulmans.
Au Cameroun prévaut «une société pluraliste où vivent côte à côte chrétiens, musulmans et fidèles des religions africaines traditionnelles», avait dit le pape en soulignant que l'«un des grands défis de l'humanité aujourd'hui dans le monde» est justement «d'apprendre à vivre ensemble de manière pacifique et constructive».
Pour le pape polonais, il était nécessaire de «reconnaître que nous vivons dans une époque de polarisation».
Source: ZENIT.org
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