Nasrallah affirme que toutes les tentatives d'isoler la Syrie ont échoué

10:41 - March 15, 2009
Code de l'info: 1756006
Liban(IQNA)- Le secrétaire général de Hezbollah, al-Sayyed Hassan Nasrallah, a affirmé que toutes les tentatives d'isoler, d'écarter ou de boycotter la Syrie s'étaient révélées inutiles, c'est pourquoi les Etats Unies avaient pris la partie d'amorcer un dialogue avec elle.
"Les Américains avaient décidé d'amorcer un dialogue avec la Syrie non pas en geste moral mais parce que cette dernière avait résistée et démontré qu'elle est un facteur actif et influent dans les équations de la région", a fait noter al-Sayyed Nasrallah, parlant à la cérémonie organisée à l'occasion de l'anniversaire de la naissance du Prophète Mohammad bin Abdellah, retransmise par la chaîne de télévision satellitaire al-Manar.
"Les ennemis de la Nation ne voulaient pas que nous soyons rapprochés, ils voulaient dominer les lieux saints de la nation, ses ressources, ses richesses, son pétrole, ses eaux, ses marchés et sa décision politique", a averti al-Sayyed Nasrallah qui posant la juste question de savoir: Comment un Musulman ou un Arabe pourrait reconnaître Israël "qui est une entité agressive et un Etat illégal, raciste et terroriste", a affirmé que pour Hezbollah il ne sera jamais question de reconnaître "Israël" et que tant qu'il y aura une existence usurpateur terroriste sur la terre arabe, la résistance restera un droit légitime pour la défense de la nation arabe, de sa dignité et ses convictions sacrées.
En ce qui concerne les propos propagés sur l'adoption d'une nouvelle position américaine à l'égard de Hezbollah et de Hamas, al-Sayyed Nasrallah a estimé que ceci est dû à l'échec de la politique américaine dans la région et non pas à des raisons morales, refusant à cet effet la condition "de reconnaître Israël" posée par les Etats-Unis pour rayer le Hezbollah de la liste du terrorisme.
"La politique moyen-orientale des Etats-Unis est lié à la présence d'Israël c'est pourquoi la seule chose qu'ils recherchaient c'est la reconnaissance d'Israël et l'abandon de la résistance", a précisé al-Sayyed Nasarallah qui, passant aux réconciliations interarabe, a affirmé que Hezbollah soutenait tout rapprochement arabe et islamique, et appelé les pays arabes à s'ouvrir sur les pays et les Etats soutenant les droits arabes, tels que l'Iran et la Turquie.
"N'est-il pas une force pour les Arabes, qu'un pays tel que la Venezuela, soutenait le droit arabe", a ajouté al-Sayyed Nasrallah, s'étonnant qu'on puisse rejeter l'appui d'un Etat soutenant le droit arabe en faveur de l'ex-président américain Georges Bush.
Quant au chapitre palestinien, al-Sayyed Nasrallah a appelé les frères palestiniens à résoudre les complications qu'ils affrontent, d'une manière sage et flexible, jugeant "injuste" le fait que certaines parties accusent un tel ou tel Etat d'avoir entravé le dialogue interpalestinien.
Il a également souligné que Hezbollah a des relations d'amitié, de coopération et de respect mutuel avec toutes les factions palestiniennes, niant toute ingérence de son Parti ou de quiconque d'autres dans les affaires des Palestiniens.
"La direction des factions palestiniennes est la seule à décider de s'engager à une accalmie, à lancer des roquettes ou à mener des opérations militaires, toute ingérence dans ces affaires palestiniennes, portera préjudice à la réconciliation palestinienne", a-t-il poursuivi.
Passant à la décision de la Cour Pénale Internationale (CPI) d'arrêter le président soudanais, al-Sayyed Nasrallah a affirmé la condamnation par Hezbollah de cette décision, ajoutant que cette Cour est "injuste" et qu'elle œuvre "hors des règles politiques".
"La CPI est l'une des institutions politiques utilisées pour régler des comptes politiques au service des projets politiques internationaux" a-t-il dit, rappelant que le Soudan était depuis plusieurs années visé dans son unité, ses ressources, ses eaux et son pétrole, et avertissant que ce qui en était de cette Cour pourrait se répéter et que chacun regardé de mauvaise œil par les administrations américaines et le projet sioniste aurait à regarder avec scepticisme de telles instances internationales.
"Le mandat d'arrêt lancé contre le président al-Bachir constitue un grand scandale pour cette Cour et son procureur général qui ferment les yeux devant les massacres qui avaient fait des milliers de victimes dans plusieurs pays arabes et islamiques", a déploré al-Sayyed Nasrallah.
Al-Sayyed a par ailleurs jugé inutiles les pressions exercées sur l'Iran et les tentatives de l'isoler; affirmant que l'Iran devenait de plus en plus fort et invincible.
"Le bon sens exige des pays étrangers d'amorcer un dialogue avec les pays conséquents dans la région, dont la Syrie et l'Iran", a-t-il signalé, ajoutant que ceci s'applique également aux forces et mouvements politiques, notamment de résistance.
Source: sana
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