La séance d’ouverture a été présidée par Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’ISESCO qui a prononcé une allocution dans laquelle il a défini la mission confiée à ce Groupe composé de 12 avocats, médecins et universitaires.
Dans son allocution, Dr Abdulaziz Othman Altwaijri a déclaré : « Lorsque nous avons tenu en février dernier la Conférence internationale sur « Israël : crimes de guerre et génocide », l’idée de traduire les dirigeants israéliens devant la justice internationale pour répondre des crimes perpétrés par leurs forces durant la dernière guerre contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza n’était pas encore suffisamment mûre pour donner suite à une action en justice contre ces criminels de guerre, d’autant plus que l’opinion publique internationale n’avait pas encore saisi le principal objectif du processus enclenché. Certes, cette conférence convoquée et accueillie par l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture –ISESCO- était une initiative inédite. Mais, autant nous en sommes fiers, autant nous n’entendons pas nous en tenir à ce premier pas. Bien au contraire, il est de notre devoir d’aller de l’avant pour activer les résolutions et les recommandations issues de cette Conférence internationale. A cet égard, et dans le cadre de nos efforts communs, basés sur notre foi inébranlable en la justesse de notre cause, nous sommes déterminés à faire respecter le droit international qui nous donne, en l’espèce, la possibilité de poursuivre en justice les criminels de guerre ayant commis les pires atrocités contre l’humanité, pour la mémoire des martyrs palestiniens, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées, qui ont péri dans la dernière agression menée contre Gaza et pour faire valoir la justice internationale ».
Et d’ajouter : « Cette réunion, que l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture -ISESCO- a le plaisir d’accueillir dans son siège, est une première étape sur une voie longue et parsemée d’obstacles, que nous sommes déterminés à suivre pour activer les résolutions et les recommandations de la Conférence internationale tenue sous le thème : « Israël : crimes de guerre et génocide ». En effet, c’est là notre devoir moral, humain et juridique envers le peuple palestinien, victime de crimes de guerre et de génocide que condamne le droit international. C’est aussi notre responsabilité collective en tant qu’élite intellectuelle témoin de ces innommables atrocités et tenue, tant par le devoir moral qu’intellectuel, de soumettre à la Cour pénale internationale un dossier contre les responsables criminels israéliens, qu’ils soient militaires ou civils ».
Le Directeur général a, par ailleurs, indiqué que la mission confiée au Groupe « n’est pas une mission politique au sens commun du terme. C’est une mission humaine, culturelle et juridique au premier chef. En abritant cette réunion dans son siège permanent, l’SESCO agit dans le cadre de ses compétences et conformément à sa Charte. Elle assume ainsi sa responsabilité envers le peuple palestinien qui mène une résistance héroïque sur sa terre occupée, dans des conditions inhumaines et sous l’impitoyable blocus qui lui est imposé par les autorités d’occupation israéliennes, au mépris du droit international et de la conscience mondiale. A cet égard, l’action de cet honorable Groupe n’est qu’une forme de soutien et de solidarité avec ce peuple résistant qui mérite toute notre aide et toute notre assistance dans cette dure épreuve qu’il est en train de vivre ».
Pou rappel, le Groupe de travail se compose d’un certain nombre de personnalités, dont : M. Ramsey Clark, Ancien ministre américain de la justice ; M. Michel Abdel Massih, Avocat international, expert en droit pénal international ; M. Gilles Devers, avocat international ; M. Khaled Sefiani, Coordinateur du Groupe de travail national pour le soutien de l’Irak et de la Palestine, Secrétaire général du Congrès Panarabe ; Dr Rajae Naji Mekkaoui, Professeur de droit pénal international à la Faculté des sciences juridiques, Université Mohammed V, Rabat ; M. Abdel Adhim Maghribi, Président du Centre arabe pour la documentation des crimes de guerre et la poursuite juridique, vice-Secrétaire général de l’Union des Avocats arabes ; Mme Mireille Fanon-Mendès, Représentante de l’Union Juive française pour la Paix ; M. Mouataz Billah Othman, Représentant de l’Organisation arabe des Droits de l’Homme ; M. Raji Sourani, Président du Centre palestinien des droits de l’Homme à Gaza; Dr Mohamed Abou Arab, médecin norvégien d’origine palestinienne ; Dr Erik Fosse, médecin norvégien et Dr Abdelkader Tarfay, médecin marocain, membre de l’Union médicale arabe.
Source: ISESCO