Pour préparer les esprits à la mosquée

12:43 - March 25, 2009
Code de l'info: 1757936
France(IQNA)- L'olivier planté près de l'église le 25 mars 2004, c'est-à-dire au début de la guerre en Irak, en porte le témoignage. Cela fait maintenant six ans que le groupe interreligieux (chrétiens, juifs, musulmans) de Sainte-Croix organise à cette époque de l'année, dans l'église du quartier, une journée pour la paix.
Mercredi, l'église restera ouverte toute la journée et l'on pourra, comme d'habitude, venir s'y recueillir, prier, réfléchir à la paix, et déposer une bougie, à l'intérieur de l'édifice ou sur le parvis. Un cahier, sorte de livre blanc, sera également disponible où tout un chacun pourra inscrire, en faveur de la paix, le message de son choix.
Cette année, en revanche, la célébration interreligieuse sera remplacée, à 20 heures, par une conférence du père Christian Delorme, prêtre lyonnais qui a longtemps vécu au quartier des Minguettes, spécialiste du dialogue entre religions, sur le sujet suivant : «Chrétiens et musulmans : nous rencontrer, nous connaître, nous respecter, nous aimer». Elle sera suivie d'un débat, et l'entrée sera libre, bien sûr.
Le thème de cette conférence n'est pas un hasard. Ce printemps 2009 verra en effet le début de la construction d'une mosquée à Bayonne Nord. Très exactement sur un terrain de 2 000 m2 situé rue Joseph-Latxague, derrière l'hypermarché Leclerc,. «Il nous paraît important de préparer les esprits, les intelligences et les coeurs afin de désamorcer toutes les craintes, les haines et les rejets», explique l'abbé Jean-Marc Lavigne, curé de Sainte-Croix, soulignant par ailleurs qu'un dialogue interreligieux ne versant pas dans le syncrétisme ou le relativisme est tout à fait dans l'esprit de Vatican II.
Président de l'Association culturelle des musulmans de la Côte Basque, et membre actif du groupe interreligieux, Abderrahim Wajou se félicite vivement de cette initiative visant à maintenir un bon état d'esprit dans ce quartier entre communautés habituées depuis longtemps à vivre ensemble. Comme dit Malika, l'une de ses coreligionnaires, Marocaine de naissance, vivant en France depuis quinze ans et à Bayonne depuis dix-huit ans, «les rencontres facilitent le voisinage».
En ce qui concerne la mosquée, les premiers coups de pioche devraient démarrer en avril, et ils poursuivront au fil à mesure des financements qui seront, précise Adderrahim Wajou, «exclusivement locaux et nationaux».
Source: sudouest
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